Sur le chantier MontLégia

Un chantier titanesque, que nous avons pu arpenter ce mardi. Car ce que l’on voit de l’autoroute n’est qu’une goutte d’eau eu égard au projet final.

Si le début des travaux a pris un peu de retard comme dans tous les méga-dossiers de ce genre, le chantier va désormais bon train depuis son lancement le 23 juin. L’entreprise Eloy assure la phase 1 du projet (6 mois prévus), soit le terrassement et l’assainissement de l’ex-charbonnage Patience & Beaujonc à Glain. Seul vestige de l’ancienne activité, une gigantesque tour d’aération qui disparaîtra du paysage d’ici un mois. Mais cette cheminée, plantée en plein milieu du chantier, est intéressante, car elle permet de situer le hall d’accueil du futur nouvel hôpital du Centre hospitalier chrétien (CHC) : c’est exactement là que les Liégeois pénétreront dans l’antre de MontLégia, qui regroupera les activités hospitalières des actuels sites de Saint-Joseph, de l’Espérance et de Saint-Vincent.

Pour le moment, les camions déplacent des milliers de m3 de terre en démontant le merlon qui longe l’A602, tout en creusant le bas-côté pour réaliser la future bretelle d’autoroute qui donnera accès à l’hôpital. Celle-ci permettra aux différents entrepreneurs d’accéder au chantier sans plus déranger les riverains de la rue Émile Vandervelde. Dans le même esprit, pour leur éviter d’être ensevelis sous la poussière soulevée par les tractopelles, de l’eau – jusqu’à 20.000 litres par jour ! – est projetée sur les pistes du chantier.

Où vont ces terres ? Elles sont d’abord triées sur place. « C’est à la fois du terrassement lourd et de l’épicerie fine, explique Nabil Drissi, coordinateur du chantier pour la société Egis. Le site a été ‘maillé’ par carré de 20x20m, il y en a environ 400 au total. Les engins de terrassement sont équipés d’un GPS embarqué qui permet au machiniste de savoir quel type de maille il déplace. La terre arable est conservée pour les futurs espaces verts. Une partie va de l’autre côté de l’autoroute, via un tunnel, pour créer la future crapaudière (cf. texte ci-contre, Ndlr). Les gravillons sont concassés et récupérés pour les fonds de coffre (fondations, Ndlr) des voiries et des parkings. On réutilise au maximum les matériaux pour limiter les charrois ».

Il faudra encore patienter deux ans pour apercevoir les murs blancs du bâtiment.

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