Devant Lady Gaga, la presse est priée de se taire

Avant le concert du crooner, lundi soir, au Cirque royal et avant que les deux faux tourtereaux ne se retrouvent à 22h30 Grand-place, Tony Bennett et Lady Gaga ont convié la presse à 18h30 précises à la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Bruxelles.

Salvatore Adamo et Will Tura étaient les VIP invités par Universal – dont ils sont deux des piliers – pour garnir la salle et peut-être intéresser les photographes. Ni l’un ni l’autre ne sont des intimes des deux stars américaines, même si Salvatore apprécie Tony, comme beaucoup de monde.

Une demi-heure plus tard, on était déjà nombreux à se demander si on ne se moquait pas de nous. La ponctualité n’est-elle pas la politesse des rois ? La presse internationale – télés comme photographes – avait fait le déplacement, d’autant plus intéressée qu’aucun photographe ou cameraman professionnel ne pourrait travailler le soir durant la captation du « concert » ou du « clip », les choses n’ont jamais été très claires. Pour le concert de Lady, mardi au Sportpaleis d’Anvers, qui ouvre le volet européen de sa tournée, idem : pas de photographe pro. Vive les GSM !

Passé 19 heures, les deux gardes du corps une fois bien placés en bord de scène, Mr. Yvan Mayeur, bourgmestre de la Ville a accueilli dans un anglais hésitant (peut-être a-t-il le même professeur que Monsieur Elio…), le crooner de 88 ans et la Lady qui s’était déjà fait remarquer ce week-end à l’aéroport de Zaventem où l’attendaient une vingtaine de fans. Gaga fait son entrée dans la salle comme toujours : en Cléopâtre de la pop, revêtue d’une splendide robe à traîne en velours bleu nuit, petit bibi assorti. Le modérateur nous l’avait rappelé : il nous était interdit de poser la moindre question aux stars. Seul lui avait l’autorisation de leur parler.

Tony est le premier à parler : « J’ai l’habitude d’improviser quand je chante du jazz. Aucune école ne vous apprend ça, c’est un don. Et j’ai retrouvé cela chez Lady Gaga. Le jazz, c’est inventer en permanence. C’est différent à chaque fois. Et Lady a été parfaite pour ça. »

Et Lady, ensuite, lui rend la politesse : « C’est un honneur pour moi de chanter avec Monsieur Bennett. C’est comme un rêve. Il a changé ma vie. J’ai fait du piano classique dès mes 4 ans, suivi des cours de chant à 11 et découvert le jazz à 13. Quand il a accepté de faire cet album avec moi, il m’a libérée. C’est un grand honneur. Je suis très humble par rapport à ça. ».

« Elle est là pour toujours », ajoute Tony. Neuf minutes après leur entrée, ils se lèvent et s’en vont. Le show est terminé !