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Demelenne aux milliers de manifestants à Bruxelles: «La suédoise veut la peau des travailleurs!»

7.000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats et rallié le centre de Bruxelles ce mardi pour dire « non à un gouvernement de droite ».

Par la rédaction

Temps de lecture: 3 min

Les syndicats attendaient entre 4.000 et 5.000 personnes, ils étaient davantage dans les rues de Bruxelles ce mardi. Quelque 7.000 militants ont fait le déplacement avec un message clair : « non à un gouvernement de droite ».

Parmi la foule, on pointe la présence de délégués syndicaux de Delhaize, en proie à un vaste plan de restructuration, de policiers, qui organisaient un meeting place Rouppe et ont rallié la Monnaie, le PS est présent en nombre, on croise aussi une délégation Ecolo, une autre du PTB… Et un slogan, qui émerge de la foule compacte : « Non au gouvernement Thatcher ! ». Est visée, bien évidemment, la coalition « suédoise » toujours en gestation et les mesures d’austérité qui se profilent.

>> Nos informations : Le saut d’index sur la table de la suédoise

A la tribune, après un concert, les représentants syndicaux se sont succédé, assénant des discours virulents. Réforme des prépensions, limitation dans le temps des allocations de chômage, les motifs de griefs ne manquent pas. Mais la grande préoccupation, c’est le saut d’index que prépare la suédoise.

« On va saigner les fauchés ! »

Marc Lammens, président de la CSC, prévient : « Si ce qu’on nous dit se confirme, on va vers une fin d’année chaude socialement. » Et de railler la coalition gouvernementale qui se dessine : « C’est un mauvais chef coq suédois qui prépare une tambouille immangeable ! On va saigner les fauchés. On dit que beaucoup de gens vivent au-dessus de leurs moyens, mais beaucoup payent en dessous de leurs moyens ! ». « La suédoise veut la peau des travailleurs ! », assène Anne Demelenne, secrétaire générale sortante de la FGTB.

« Osez investir dans la jeunesse, osez l’emploi de qualité (…) Il faut réinvestir dans l’économie réelle », a de son côté lancé Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC. « Nous sommes à la veille d’une régression sociale sans précédent », a-t-elle ajouté, avant de souligner la nécessité « d’installer un impôt sur la fortune ». « On ne veut pas que la classe moyenne disparaisse ! », lance Rudy De Leeuw, président de la FGTB. « On ne veut pas d’une société où les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres. Ce serait une catastrophe pour le pays ! »

« On se donne rendez-vous très bientôt », a conclu Marc Leemans, président de la CSC, lors de son allocution, signe d’un automne qui s’annonce mouvementé.

>> Dans notre édition abonnés : Les quatre grands dangers du futur gouvernement pointés par Marc Goblet (FGTB)

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