Mons 2015: Elio Di Rupo espère que sa région va faire un bond en avant de 20 à 30 ans

Cette fois, c’est vraiment parti ! Le 10 février 2010, Mons apprenait qu’elle serait Capitale européenne de la Culture en 2015, année réservée à une candidature belge. Quatre ans et demi ont passé et ce mardi, 3.000 personnes, dont près de 200 journalistes belges et étrangers, ont assisté à la présentation officielle de l’événement.

Elio Di Rupo, Premier Ministre sortant, et bientôt de retour à Mons comme bourgmestre en titre, a pris la parole à la tribune. Il veut opposer au choc de la désindustrialisation, qui a plongé la région dans la mouise, le choc culturel tel qu’on le vécut à Lille en 2004. Martine Aubry avait clamé que sa région avait alors gagné 10 ans. Elio Di Rupo parle de 20 à 30 ans. « J’ai rêvé de cela pour Mons 2015. C’est aussi briser le mur de verre qui empêche une partie de la population de partir à la découverte, partagée. Un pari en passe de réussir. »

Un petit film de présentation des 25 temps forts de Mons 2015 a été projeté. Notons quatre axes de programmation : les arts vivants et le patrimoine, le champ culturel habituel mais en format XXL ; le numérique et l’art digital ; l’art contextuel, avec une multitude de performances et d’installations urbaines ; enfin, c’est aussi la création participative par les Montois et les Borains, encadrés par des artistes. Sans oublier le déploiement des infrastructures avec les 5 nouveaux musées.

Le tout sous le slogan de l’année : « En 2015, je suis montois. Et toi ? »

Une année forte en émotions et riche en découvertes

La grande fête d’inauguration est prévue pour le samedi 24 janvier prochain (on croise déjà les doigts pour la météo). Ce jour-là aussi, le public pourra découvrir l’exposition consacrée à Vincent Van Gogh et au séjour de l’artiste dans le Borinage minier. Un formidable produit d’appel pour une année qui s’annonce forte en émotions et riche en découvertes.

« La fête d’ouverture sera comme le coup de pistolet du starter d’un marathon, évoque Yves Vasseur, commissaire de la Fondation Mons 2015. Le programme de Mons 2015 sera comme une course à pied de longue distance qui sera nourrie de 365 aventures au quotidien pour tous les publics. Une vingtaine d’événements seront proposés lors de la fête d’ouverture, partout dans Mons. » Selon lui, on peut attendre quelque 100.000 personnes à Mons le 24 janvier. «  Je ne peux pas promettre, vu la topologie de la ville de Mons, que tout le monde pourra tout voir, mais je peux promettre que tout le monde verra au moins un événement », a-t-il conclu.

Au total, ce ne sont pas moins de 300 événements en tous genres que recense l’épais programme officiel de Mons 2015, tel qu’il est dévoilé au Lotto Mons Expo. Dans tous les genres et pour tous les goûts. Le programme est riche de 25 temps forts qui s’égrèneront tout au long de l’année avec des « vedettes » d’hier et d’aujourd’hui : Van Gogh donc, mais aussi Verlaine, Roland de Lassus, Adamo, Wajdi Mouawad, Frédéric Flamand ou Jean-Paul Lespagnard.

Mais le projet imaginé par le commissaire général Yves Vasseur et son équipe est surtout riche des projets nés des acteurs locaux et des innombrables événements festifs qui rythmeront ces douze mois. A Mons 2015, on va aussi boire, manger, rire, danser et se promener dans une ville transfigurée. Principe général : il se passera toujours quelque chose dans cette ville.

Une vingtaine de chantiers sont en cours

Le budget de Mons 2015 est de l’ordre de 60 millions d’euros en provenance essentiellement de la Communauté française (30), de la Wallonie (15), de la ville de Mons (3) et de la province de Hainaut (4) en ce qui concerne les pouvoirs publics. Il faut ajouter les sponsors privés, le soutien d’institutions culturelles majeures, de nombreuses villes de la région et bien au-delà.

Mais le choix de Mons par l’Europe a surtout fourni l’occasion d’un vaste chantier qui tient en haleine les habitants de la ville depuis plusieurs mois. Une vingtaine de chantiers sont en cours. Certains titanesques et à proprement parler étrangers à l’événement comme le centre de congrès de Daniel Libeskind ou la gare de Santiago Calatrava. D’autres intimement liés à la programmation : Arsonic, le centre du design, le centre d’interprétation du folklore montois, l’accès au beffroi… Pas moins de cinq nouveaux musées seront inaugurés l’an prochain à Mons.

Sur ce point, la ville est largement gagnante : la plupart du temps, 90 % des financements proviennent de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Wallonie et de l’Europe via les programmes Feder. Restera à transformer l’essai : au-delà de Mons 2015, l’idée est clairement de donner un nouvel élan à la ville et à son arrondissement en la transformant en « Creative Valley ». Là où la culture et la technologie se rejoignent, comme le disait le slogan initial de la programmation qui a séduit le jury européen chargé de désigner les capitales européennes.

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