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Jan Jambon: «Les gens avaient leurs raisons de collaborer avec les Allemands»

Le nouveau ministre de l’Intérieur concède qu’il s’agissait d’une erreur durant la Deuxième Guerre mondiale.

Par la rédaction

Temps de lecture: 2 min

Le vice-Premier ministre N-VA en charge de l’Intérieur, Jan Jambon, revient, dans une interview accordée à La Libre Belgique et à La Dernière Heure, sur sa participation à une réunion d’une association d’anciens combattants sur le front de l’est.« Je défie quiconque de trouver une phrase, un texte où je défends la collaboration. La collaboration a été une erreur. Le mouvement flamand a été isolé pendant des dizaines d’années », dit-il.

Mais l’homme fort de la N-VA au gouvernement nuance immédiatement sa déclaration. « C’est plus facile à dire après. Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons. Moi, je ne vivais pas à cette époque-là ».

Lutgen choqué

Des propos qui heurtent Benoît Lutgen  : « Le MR a mis à la tête de l’État un personnage sulfureux qui considère que sa participation à des meetings d’extrême droite est un fait divers. Cela me fait penser à Le Pen qui disait que le four crématoire est un fait divers de l’Histoire. On ne va pas lui demander de démissionner trois jours après la prestation de serment, mais c’est particulièrement heurtant. Ses propos me choquent au plus profond de mes convictions politiques ».

Interrogé sur le cas de Johan Sauwens, ministre du CD&V qui avait été contraint de démissionner en 2001 après avoir participé à une réunion de cette association (le Sint-Maartensfonds), M. Jambon juge que le contexte est différent. « Il était ministre à ce moment-là. Ses collègues n’ont pas accepté sa participation à la réunion. Je peux comprendre. Comme ministre, il faut s’abstenir de faire des choses que l’on peut se permettre de faire avant d’être nommé ».

« Notre crainte ? Que le PS revienne »

M. Jambon évoque aussi le programme du nouveau gouvernement, et son souhait d’ancrer les réformes. « Notre crainte, c’est que le PS revienne à la prochaine législature et détricote toutes les réformes que nous aurons entreprises. C’est pour cela que nous voulons un changement des institutions : pour sécuriser les réformes socio-économiques, juridiques, sur l’asile et l’immigration, etc ».

Concrètement, il annonce un retour du communautaire en cas de victoire du PS aux prochaines élections législatives. « Seul un système confédéral permettra de rencontrer la demande de base des deux démocraties » flamande et wallonne, selon le vice-Premier ministre, pour qui « on ne peut accepter un statu quo institutionnel pendant dix ans ».

 

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