Ebola: les bagagistes de Zaventem menacent de ne plus traiter certains vols

Brussels Airlines n’a pas pu livrer à temps quelque 252 bagages de passagers en transit par Zaventem, provenant d’Afrique de l’Ouest. Les voyageurs ont pris leur correspondance sans leurs valises, indique ce jeudi la porte-parole de la compagnie aérienne, Kim Daenen. Le traitement des bagages a été perturbé par une action menée par l’Union belge des transports (UBT) qui a appelé les bagagistes à arrêter de décharger les avions en l’absence d’informations concernant la prévention en matière de contamination au virus Ebola.

Les valises en provenance de Sierra Leone et de Guinée ont été temporairement stockées dans l’aéroport de Zaventem. « Ils doivent d’abord être scannés avant d’être renvoyés à leurs destinataires. Les passagers en ont été informés », explique Mme Daenen. Les voyageurs dont Bruxelles était la destination finale ont déjà reçu leurs bagages. Les syndicats réclament la mise en place d’un protocole. Les discussions sont en cours avec la direction de l’aéroport.

Le CGSLB appelle à suspendre les voyages vers les pays risqués

Les autorités aéroportuaires ont également tenté de rassurer le personnel au sol sur les risques liés au virus Ebola. « Des séances d’information sont lancées, mais l’ensemble du personnel n’a pas encore pu y assister », indique Mme Daenen. La porte-parole ne prévoit pas de perturbations sur les prochains vols de Brussels Airlines à destination des pays contaminés (Liberia, Guinée et Sierra Leone), malgré un appel à suspendre ces voyages lancé mardi par le syndicat libéral CGSLB. Les équipes qui se portent volontaires pour effectuer les vols sont encore suffisantes, selon la compagnie aérienne.

En outre, le CEO de Brussels Airlines, Bernard Gustin, s’est rendu vendredi dernier dans la capitale libérienne Monrovia, afin d’évaluer la situation sur place. « Nous ne sommes pas une organisation d’aide humanitaire, mais il faudrait que l’évaluation du risque empire considérablement pour que nous suspendions tous nos vols vers la région », a-t-il expliqué à l’agence Bloomberg. « Couper le lien avec le reste de la planète ne ferait qu’amplifier le problème. »