Dexia aurait raté le stress test

Jusqu’ici, la Banque centrale européenne (BCE) avait réussi à cadenasser sa communication concernant les résultats de sa grande évaluation des banques : le fameux stress test, destiné à jauger de la capacité de résistance des institutions à une crise. On apprend aujourd’hui par l’agence de presse espagnole EFE que sur les 130 banques évaluées, trois banques grecques, trois italiennes, deux autrichiennes, une chypriote, une portugaise et une belge – Dexia – seraient aujourd’hui inquiétées par les résultats des tests. Des résultats toujours spéculatifs à ce jour, alors que la publication officielle est attendue dimanche à midi.

Les banques elles, si elles ont reçu des remarques préliminaires il y a de ça quelques semaines, ne recevront leurs résultats officiels que vendredi soir. La BCE fournira une évaluation banque par banque des éventuels besoins de capitaux, ainsi qu’un rapport global sur toute la zone.

Quelles conséquences ?

Plusieurs options se présentent maintenant à la banque belge qui fait déjà l’objet d’un plan de résolution, ordonné par la Commission européenne.

Théoriquement, en cas d’échec au test, l’institution bancaire a deux semaines pour réagir et proposer un plan de recapitalisation. La recapitalisation effectuée au cours de l’année 2014 est alors prise en compte. Étant donné le plan déjà en cours, il se pourrait donc bien qu’aucune levée de capital ne lui soit imposée.

Si la banque échoue lors de l’AQR ou du stress test avec le scénario de base, elle a 6 mois pour remédier à son manque de capital à compter de la date de publication des résultats. Si elle échoue lors du scénario le plus négatif, elle aura alors 9 mois pour se recapitaliser.

Les banques concernées

Grèce Alpha Bank, Piraeus Bank, Eurobank

Italie Banco popolare, Monte dei Paschi, BP Milano

Belgique Dexia

Autriche Erste

Chypre Inconnue

Portugal Millenium BCP