Jacqueline Galant refuse de détailler l’impact des économies sur la SNCB

Les coupes doivent consolider la « qualité de l’emploi », a simplement affirmé la ministre devant la Chambre.

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La ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant (MR), s’en est tenue jeudi au montant de 663 millions d’euros d’économies que la SNCB devra réaliser à la demande du nouveau gouvernement. Ces économies s’ajouteront aux économies décidées par le gouvernement précédent, a-t-elle indiqué devant la Chambre.

La semaine dernière, la ministre avait affirmé devant la Chambre et sur différents plateaux télévisés que le rail belge devrait réaliser «  2,1 milliards d’économie d’ici 2019 », avant de faire machine arrière en parlant de 663 millions d’euros. Soit une sensible différence. Elle a réaffirmé et détaillé le montant jeudi. Le nouveau gouvernement a décidé que des économies de 188 millions d’euros seraient réalisées en 2015 dans les chemins de fer. Le montant sera de 118 millions les années suivantes. Au total, en 2019, les économies s’élèveront à 663 millions d’euros. Quant à l’effet du saut d’index, il sera neutre pour le budget de la SNCB, a précisé la ministre.

Liée par les engagements du précédent gouvernement

Le gouvernement précédent avait également procédé à des économies de 334 millions d’euros pour les années 2013 et 2014 et, selon Jacqueline Galant, décidé d’économiser encore 150 millions chaque année. «  Je suis également tenue par cette décision qui n’a pas été implémentée par le ministre précédent, Jean-Pascal Labille », a affirmé la nouvelle ministre, contredite par les socialistes. Selon eux, il n’existe aucune notification d’une telle décision.

«  Je veux être claire. Ces économies touchent la SNCB et Infrabel, comme tous les départements de l’État fédéral mais, vous le savez aussi, comme les gouvernements wallon, flamand et de la Fédération Wallonie-Bruxelles », a ajouté Jacqueline Galant.

La ministre n’a pas donné de précision sur les effets de ces économies. Elle attend les propositions de la SNCB et d’Infrabel. Elle a toutefois assuré, sans s’avancer davantage, que la sécurité et la qualité du service ne seraient pas mises en péril, de même que la stabilité de la dette des chemins de fer. Elle souhaite également que ces économies pérennisent la « qualité de l’emploi » au sein des deux entreprises. La réponse est loin d’avoir apaisé l’opposition.

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