Les communautés indigènes revendiquent 20 millions d’hectares en Amazonie

Les communautés indigènes de l’Amazonie péruvienne vont réclamer 20 millions d’hectares en Amazonie lors de la prochaine Conférence de l’ONU sur le climat à Lima du 2 au 12 décembre, ont-elles annoncé jeudi. Elles veulent assurer la pérennité des forêts.

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L es peuples autochtones ont besoin de 20 millions d’hectares pour freiner la crise climatique. C’est une dette historique de l’Etat péruvien envers les peuples de l’Amazonie », a déclaré jeudi le leader indigène Alberto Pizango, président de l’Association interethnique de la Jungle péruvienne (AIDESEP), au cours d’une conférence de presse.

Selon lui, 1.160 communautés autochtones revendiquent des titres de propriété sur leur territoire en Amazonie.

C’est la « seule façon de lutter contre l’exploitation forestière illégale », a-t-il ajouté, évoquant la « sécurité juridique » pour les indigènes et « une meilleure utilisation de leur sol ».

« L’Amazonie est la région la plus touchée par le changement climatique. Les forêts tropicales sont éradiquées et deviennent des exploitations forestières illégales ou des mines illégales », a-t-il ajouté.

« Le plan du gouvernement péruvien serait de donner un titre de propriété, mais sans droit d’usage du sol, sur seulement cinq millions d’hectares », selon Julia Urrunaga, représentant une ONG environnementale,

Les communautés amérindiennes d’Amazonie sont régulièrement victimes de coupeurs de bois illégaux qui pénètrent leurs territoires, en usant de menaces et de violence, une situation aggravée par l’absence de titres de propriété foncière.

Quatre dirigeants indigènes du peuple Ashaninka ont été assassinés en septembre près de la frontière entre le Pérou et le Brésil par des exploitants illégaux de bois.

Pizango a relevé également le danger d’accorder des concessions forestières ou des exploitations individuelles se consacrant à des activités de monocultures, comme l’huile de palme, ce qui appauvrit les sols et affecte la forêt.

M. Pizango a fait l’objet d’une procédure judiciaire avec 53 autres leaders indigènes, accusés d’être à l’origine de manifestations dans la région de Bagua (nord) en 2009.

Des heurts avaient opposé forces de l’ordre et membres des communautés Awajun et Wampi autour de décrets-lois contestés sur l’exploitation des ressources naturelles amazoniennes, faisant au total 33 morts.

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