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«Combattons les égoïsmes, les extrémismes» a déclaré Charles Michel à Ypres

Les commémorations de la bataille de l’Yser sont terminées à Ypres. Revivez notre direct commenté.

Par la rédaction

Temps de lecture: 4 min

Le roi Philippe a rendu hommage mardi aux soldats tombés pendant la Grande Guerre, à l’occasion des commémorations du centenaire de la bataille de l’Yser. « Un peuple montre sa grandeur lorsqu’il défend ses valeurs », a affirmé le Roi, évoquant la résistance de l’armée belge face aux troupes du Kaiser Guillaume II pendant le premier conflit mondial.

Après l’arrivée des hauts représentants étrangers, le Roi a passé les troupes en revue, accompagné de la Musique royale des Guides. Dans son discours, le chef de l’Etat a souligné que « de part et d’autre du front, tous les soldats (avaient vécu) la même misère. Ils (ont vécu) l’enfer dans les tranchées ». Il a appelé à se souvenir du sacrifice de ces centaines de milliers de femmes et d’hommes morts en Belgique pendant le conflit.

« La Belgique reconnaissante entretiendra pieusement leur glorieux souvenir », a indiqué le Roi, récitant ainsi les mots que son arrière-grand-père le roi Albert a prononcés devant les Chambres réunies le 22 novembre 1918. « Cent ans plus tard, nous renouvelons la promesse du roi Albert. Et alors que retentissent ailleurs de nouveaux canons, nous saisissons le flambeau que nous tendent ceux qui nous ont précédés. C’est le flambeau du droit, de la dignité, et de la paix », a conclu le roi Philippe.

« Un message de paix »

La chancelière allemande Angela Merkel a remercié la Belgique de l’accueillir pour cet anniversaire qui évoque les atrocités perpétrées par l’armée allemande lors des deux conflits mondiaux. «  En prenant en compte tout ce qu’il s’est passé, toutes les souffrances que les Allemands ont infligées aux Belges lors des deux Guerres mondiales, (…) cette invitation n’est pas quelque chose qui devait être considéré comme garantie », a fait observer la chancelière.

«  Alors que nous commémorons ces événements tragiques aujourd’hui dans les champs des Flandres, nous ne pouvons qu’être reconnaissants pour tout ce qui a changé depuis lors », a déclaré Mme Merkel.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a mis en avant la solidarité belgo-française née pendant la Grande Guerre et qui, depuis lors, caractérise les relations entre les deux pays. «  Depuis longtemps, nos deux nations poursuivent un chemin commun qui nous rend plus forts par-delà les épreuves », a-t-il déclaré.

Jean-Yves Le Drian a également mis en exergue «  le message de paix » que portent en elles ces commémorations. Elles ont vocation à «  rassembler les belligérants de 1914 autour d’un idéal commun, celui de l’Europe unie, celui de la paix, qui n’est jamais acquise une fois pour toutes, comme l’actualité nous le rappelle avec gravité. »

« Un moment important »

A Nieuport, le public était tenu à l’écart des commémorations, et devait y assister via des écrans géants. Environ 2.000 personnes avaient fait le déplacement, bravant le froid, dont beaucoup de grands-parents accompagnés de leurs petits-enfants. C’était notamment le cas de Michelle et Willy, tous deux âgés de 70 ans. « C’est important de transmettre l’histoire aux enfants, il s’agit d’un moment culturel important. En plus, pour une fois c’est un témoignage accessible ».

Certaines personnes présentes semblaient toutefois déçues de ne pas pouvoir approcher les personnalités présentes. La police était là en nombre pour tenir les badauds près des écrans géants et non près des tribunes où les discours ont eu lieu.

Autre ambiance à Ypres. Le public était présent en plus grand nombre, le lieu (la Grand-Place illuminée) était aussi plus « majestueux ». En outre, les quidams pouvaient se trouver à moins de cinquantes mètres des podiums où les discours avaient lieu. Une proximité bien plus grande qu’à Nieuport.

« La paix a un prix »

Lors de la deuxième cérémonie qui s’est déroulée sous la porte de Menin, à Ypres, certaines figures politiques se sont faites remarquer de part leurs discours.

«  Le monde d’aujourd’hui est différent de celui de 1914, et pourtant on y distingue la tendance de peuples à glisser vers des conflits qui frappent des hommes, femmes et enfants a déclaré le Premier ministre Charles Michel. La paix a un prix et suppose des investissements de la part de chacun. Nous avons la responsabilité de maintenir le dialogue entre les peuples. Combattons les égoïsmes, les extrémismes. N’oublions jamais ces hommes et femmes morts pour la liberté. »

« Je ne peux imaginer les horreurs de la guerre, jamais je ne serai dans une tranchée, je n’aurai jamais à accélérer le pas et laisser derrière moi des amis abattus. » a quant a lui déclaré David Lloyd Johnston, gouverneur général du Canada.

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