Les jours des trois dernières tours de Droixhe sont comptés

Depuis plusieurs mois, l’entreprise Castagnetti a pris ses quartiers le long de l’avenue de la Croix-Rouge, à Bressoux. C’est à elle qu’a été confiée la démolition des trois dernières tours de Droixhe. Une destruction qui a commencé début octobre. « C’est un gros chantier, confirme Réginald Roten, directeur de l’entreprise. Cette fois-ci, on utilise une pelleteuse suspendue à une grue. Ce n’est pas inédit mais à une telle hauteur, c’est tout de même assez exceptionnel. Elle se trouve pour l’instant à 66 mètres de haut. Ce sont des ouvriers qui ont suivi une formation spécialisée qui se chargent de cette partie du travail. En tout, 37 ouvriers se trouvent sur le chantier, dont 15 qui sont là pour les travaux de désamiantage. »

Cette grue va « grignoter » petit à petit les tours en partant du haut. Au sol, les débris seront concassés partiellement avant, pour une partie du moins, d’être utilisés pour remblayer. Sur d’autres chantiers de démolition, l’entreprise Castagnetti procède à l’aide d’une grosse boule de métal qui se charge de mettre à mal la structure. « Oui, mais notre client n’a pas conservé un bon souvenir de la première phase de démolition, explique Réginald Roten. Un des buildings jouxtait une maison de repos et celle-ci avait dû être évacuée devant le risque qu’un morceau du building ne se laisse aller. Le cahier des charges nous interdisait cette fois d’utiliser cette technique. »

La société Castagnetti a jusqu’à la fin de l’année pour faire tomber les deux premières tours. La troisième (et dernière, donc) attendra l’année prochaine.

Les riverains, ont été prévenus par la FIP (Filiale immobilière publique de Liège) du début du chantier. Ils jugent positivement les travaux et se réjouissent plutôt du nouvel environnement qui s’offre à eux. Les squatteurs qui avaient élu domicile dans les tours ont en revanche moins goûté l’arrivée des ouvriers

. « Ils ont lancé des pierres sur les personnes qui travaillaient. Une de nos machines a été caillassée. Les trois premiers mois ont effectivement été pénibles. Nous avons dû demander une intervention de la police. » Un service de gardiennage a finalement été mis en place.

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Bressoux (c.f. Liège)