Épuration des eaux: la Belgique une deuxième fois condamnée

Aywaille, Baelen, Blegny, Chastre, Grez Doiceau, Jodoigne, Lasne, Obourg, Oreye, Orp, Raeren, Sart Dames Avelines, Soiron, Sombreffe, Yvoir Anhee, Bassenge, Chaumont-Gistoux, Chièvre, Crisnée, Dalhem, Dinant, Écaussinnes, Estinnes, Feluy Arquennes, Fexhe Slins, Fosses-la-Ville, Godarville, Hannut, Havré, Jurbise, Rœulx, Leuze, Lillois-Witterzée, Profondeville, Rotheux-Neuville, Saint-Georges-sur-Meuse, Saint-Hubert, Sirault, Sprimont, Villers-la-Ville, Villers-le-Bouillet, Virginal-Hennuyères, Walcourt, Welkenraedt, Wépion, Wiers, Gaurain-Ramecroix et Hélécine. Voilà la liste des 48 agglomérations wallonnes qui ont été jugées en défaut de respecter une directive européenne sur la collecte et le traitement des eaux urbaines résiduaires. Cette violation des règles européennes a entraîné, ce mercredi, la condamnation de la Belgique par la Cour de Justice européenne.

Une première condamnation, précise-t-on. La Belgique est tenue de se mettre en conformité « le plus rapidement possible  ». La Commission européenne jugera si notre pays fait suffisamment diligence. Si ce n’est pas le cas, elle peut une nouvelle fois attaquer devant la Cour et obtenir des astreintes ou une amende. On se souvient que l’an dernier notre pays a été condamné à une amende de 10 millions d’euros pour non-respect de la même directive dans son chapitre sur l’épuration des eaux urbaines des grandes agglomérations (plus de 10.000 habitants).

Cette fois, la Cour a tranché sur le dossier des agglomérations de 2 à 10.000 habitants. Selon cette directive datant de 1991, la Belgique aurait dû se conformer aux règles européennes depuis le 31 décembre 2005…

Pour sa défense, le gouvernement belge avait fait valoir qu’il était « absolument impossible pour la Wallonie de respecter l’intégralité de ses obligations compte tenu des contraintes d’ordre matériel, technique et budgétaire auxquelles celle-ci devait faire face  ».