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Le robot Philae est au boulot, mais dans une position inconfortable

Il se trouve sur une pente raide dans un endroit peu ensoleillé qui risque de lui poser un problème pour la recharge de ses batteries.

Par BELGA

Temps de lecture: 4 min

Le robot Philae, qui s’est posé mercredi sur le noyau de la comète « Tchouri », fonctionne et s’est mis au travail, mais il se trouve sur une pente raide dans un endroit peu ensoleillé qui risque de lui poser un problème pour la recharge de ses batteries.

Le robot laboratoire «  fonctionne bien », mais il se trouve «  sans doute sur une pente fortement inclinée », de l’ordre de 30 %, a indiqué jeudi Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au Centre national d’études spatiales (CNES) à Toulouse.

La question de son arrimage au sol, qui préoccupait mercredi soir les scientifiques, n’était pas réglée jeudi après-midi. Toutefois, cela ne signifie pas l’échec de la mission.

«  L’atterrisseur n’est toujours pas arrimé à la surface, mais les instruments fonctionnent et envoient des images et des données », a souligné l’Agence spatiale européenne (ESA) sur son blog.

Sa pile, qui doit «  durer 50 à 55 heures », «  fonctionne bien et lui fournit de l’énergie », a précisé M. Gaudon. «  Nous pouvons lui envoyer des commandes et il nous envoie des données », a-t-il déclaré, interrogé par téléphone depuis Toulouse, dans le sud de la France, où se trouve l’un des centres impliqués dans la mission de la sonde européenne Rosetta.

« On s’est bien posé »

Interrogé sur l’arrimage du robot sur le sol de la comète « Tchouri » et le fonctionnement des harpons, le président du CNES (Centre national d’études spatiales) Jean-Yves Le Gall a souligné que «  l’information la plus importante, c’est qu’on est bien posé. Ensuite, on va voir ce qu’on fait sur les harpons. On est en train de faire une sorte de check-up de Philae. On est en contact, et c’est ça le plus important ».

«  Et surtout, on a de l’énergie », a souligné M. Le Gall. «  On avait la pile qui permettait de vivre de façon autonome pendant quelques dizaines d’heures mais maintenant, les panneaux solaires fonctionnent », a-t-il ajouté, précisant que « les panneaux solaires laissent envisager une vie beaucoup plus longue, au-delà des 60 heures ».

«  Tous les systèmes fonctionnent bien », a-t-il assuré.

Concernant la forme du noyau de la comète, «  toutes les théories » disaient que c’était «  une boule de neige sale, plutôt compacte. On s’est rendu compte que ce n’est pas du tout sphérique, avec une surface totalement tourmentée », a-t-il dit.

«  Là où on attendait du mou, on a eu de la glace », a encore indiqué M. Le Gall

Philae a atterri mercredi

Le robot européen Philae a atterri mercredi sur le noyau de la comète « Tchouri », une première dans l’histoire spatiale, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA).

La première image prise par le robot depuis la comète a été dévoilée.

«  Nous sommes sur la comète » Tchourioumov-Guérassimenko, «  nous sommes très heureux », a déclaré l’ESA. La mission du robot laboratoire est de faire des prélèvements qui donneront des informations sur les origines du système solaire, voire sur l’apparition de l’eau et de la vie sur Terre.

Les harpons du robot ne se sont pas déclenchés

Les harpons du robot ne se sont pas cependant pas déclenchés, tout comme le propulseur qui devait plaquer l’atterrisseur sur la comète. Philae ne tient donc que par ses pieds enfoncés dans le sol de la comète « Tchouri ». Problème, les harpons sont nécessaires pour réaliser l’opération de forage et l’analyse du sol de la comète.

Plus tôt dans la journée, la mission Rosetta a publié sur son compte Twitter la première photo juste après la séparation avec le robot Philae.

Puis une photo du robot vu depuis la mission.

Comprendre l’apparition de la vie sur Terre

L’enjeu pour le robot Philae n’est rien de moins que de tenter de remonter aux origines du système solaire, voire de comprendre l’apparition de la vie sur Terre.

Si tout se passe comme prévu, le petit robot et ses 10 instruments se mettront immédiatement au travail pour un programme scientifique intensif de deux jours et demi, Philae fonctionnant alors sur ses piles.

Rosetta, une mission lancée en 2004

Rosetta est le nom de la mission et le nom de la sonde, envoyée dans l’espace en 2004.

Incapable de rejoindre sa cible d’un seul coup, cette sonde à fait quatre fois le tour du soleil et a frôlé trois fois la Terre, afin de profiter de l’assistance gravitationnelle, et de prendre de la vitesse.

Mise en veille de 2011 à 2014 pour économiser de l’énergie, elle a été « réveillée » en janvier dernier afin d’approcher la comète, dont elle a rejoint l’orbite l’été dernier.

 

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