Les particuliers peuvent créer leur site web .brussels

On le sait, depuis le mois d’octobre, il est loisible de créer un site web dont l’adresse se termine par « .brussels ». Cette possibilité, qui n’était dans un premier temps ouverte qu’aux titulaires de marques et aux entreprises publiques, s’est élargie jeudi à dix heures précises aux particuliers. Jusqu’au 15 décembre, à dix heures du matin également, Irma Van Brussel ou Jean Dupont pourront donc créer pour un prix dérisoire leur propre site web, identifié à notre Région capitale plutôt que dotée d’une extension de type « .be », « .com », « .org » ou « .eu ».

Pour quoi faire ? Question d’image, comme l’expliquait le ministre régional chargé notamment des Relations extérieures Guy Vanhengel (Open-VLD), premier « particulier » à avoir eu le privilège jeudi matin de pouvoir acheter sous le regard de la presse son adresse particulière estampillée « .brussels ». Ou plutôt ses adresses, puisque le site web dédié à cet achat, géré par la société DNS Belgium, lui proposait cinq options :

– vanhengel.brussels

– vanhengelguy.brussels

– guyvanhengel.brussels

– vanhengelg.brussels

– gvanhengel.brussels

… Et le ministre en a choisi trois. Il lui en coûtera 2 euros par adresse et par an, s’il choisit le revendeur le moins cher.

Question d’image, car, selon le ministre, l’image de Bruxelles est si connue dans le monde qu’elle ouvre bien des portes. « Parfois plus facilement à un ministre régional bruxellois qu’à un ministre fédéral belge », assure-t-il. Et de citer en exemple l’aéroport de Charleroi, rebaptisé « Brussels South », ou celui de Deurne (Anvers, future province de Midden-Brabant) qui, assure Guy Vanhengel, se qualifie dans ses brochures promotionnelles de « Brussels North ».

Question de visibilité sur les moteurs de recherche, également, selon les responsables de DNS, puisqu’ils assurent que si, dans l’avenir, vous tapez « plombier bruxelles » sur un moteur de recherche, ceux qui disposent d’un site web à extension locale seront placés tout en haut des résultats.

En pratique

Et pratiquement, comment ça marche ? Il suffit de disposer d’un lecteur de carte d’identité, de le connecter à un ordinateur, et c’est parti. On se connecte sur le site http://dnsbelgium.be/fr/eid, on insère sa carte d’identité dans l’appareil, on autorise le site à y lire les données (on peut même avoir oublié son code pin, il n’est pas nécessaire), et le site propose les noms de domaines possibles. On coche celui ou ceux qu’on souhaite réserver, on donne une adresse électronique, et c’est terminé. On recevra ensuite un e-mail de confirmation comprenant un code de réservation, qu’il suffira de transmettre dans les sept jours à un vendeur agréé afin que le nom de domaine soit effectivement enregistré. La liste de ces vendeurs est également disponible sur le site dnsbelgium.be...

Et que se passera-t-il après le 15 décembre ? Il sera évidemment toujours possible d’acquérir un nom de domaine siglé « .brussels », mais à des conditions moins avantageuses, et aux enchères si plusieurs personnes souhaitent le même nom de domaine. Le risque pendant davantage au nez des Jean Dupont qu’à celui des Zbignew Nyamulagira-Garcia, évidemment.