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Le robot Philae est «toujours vivant» et envoie des données

Philae manque d’énergie mais envoie toujours des informations.

Par la rédaction

Temps de lecture: 4 min

Le robot Philae est « toujours vivant » et envoie un flux de données scientifiques, a annoncé ce vendredi soir l’Agence spatiale européenne (ESA).

Il a envoyé un signal « montrant qu’il est toujours vivant », a annoncé à l’AFP le CNES, l’agence spatiale française.

« Le signal a été rétabli et les données scientifiques affluent de la comète » Tchouri, selon un tweet de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui s’attendait à ce que le robot s’éteigne faute d’énergie.

Les scientifiques vont ordonner à Philae d’effectuer une rotation dans l’espoir que cela permette à un de ses plus grands panneaux solaires de recevoir davantage de lumière. Cela donnerait de l’énergie aux batteries rechargeables et donc un petit sursis.

Philae fonctionne avec une pile d’une durée de vie de 60 heures et ses batteries solaires, qui devaient prendre le relais, ne fonctionnent qu’à capacité très réduite car le robot s’est posé à l’ombre, entre des rochers.

« Les résultats de Philae sont extraordinaires », a souligné Marc Pircher, directeur du CNES à Toulouse. « 80 % du travail du robot a été fait », a-t-il assuré.

Le robot a atterri mercredi sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre.

Ses batteries sont tout de même sur le point de s’épuiser car celui-ci se trouve sur une partie ombragée de la comète et ne peut bénéficier de l’ensoleillement nécessaire à sa recharge.

« 80 % du travail du robot a été fait »,

L’ESA avait décidé d’utiliser les dernières forces contenues dans les batteries du robot pour effectuer des forages et des analyses complémentaires. Le robot avait également frappé le sol à l’aide de ses instruments pour tenter de se rendre dans un endroit plus ensoleillé. « On espère pouvoir retrouver assez d’ensoleillement pour le faire repartir. Le mot « agonie » ne me plaît pas, comme quand votre gsm n’a plus de batterie, il s’éteint. Il entre en hibernation, en attendant d’avoir à nouveau de l’énergie. »

« La mission ne sera pas parfaite, à cause du terrain, mais elle n’est pas finie », a-t-il encore indiqué.

Les scientifiques ont par ailleurs précisé qu’ils vont étudier le terrain pour savoir quand il pourrait faire repartir le robot. « La comète se rapproche du soleil. Comme sur la Terre, il y a des saisons et aujourd’hui nous sommes visiblement en hiver. Une fois qu’il aura reçu assez d’énergie, il pourra se relancer et nous referons de la science.  ». Il faut minimum 4 heures d’ensoleillement pour relancer le robot. « On ne sait pas quand ce sera le cas, il faut étudier le terrain »

Une consolation ? Sa « moisson » de données scientifiques est déjà riche, selon le CNES qui souligne qu’il faudra du temps pour les analyser. Les multiples forages de la comète sont réussis. « On a collecté des données sur des choses qu’on n’imaginait même pas », a-t-il continué.

>>>Le robot Philae n’a peut-être plus que quelques heures à vivre

La durée d’activité du robot, qui aurait pu durer jusqu’en mars, est donc écourtée.« Il sera ensuite rallumable dès que ses panneaux solaires recevront assez de lumière pour faire fonctionner les batteries rechargeables » du robot a déclaré le chef du projet Rosetta au CNES.

La mission n’est pas terminée

Cette mission « est unique et restera unique à jamais », a souligné Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta, lors du point de presse de l’ESA.

S’il s’éteint, les scientifiques espèrent que le robot pourra sortir de son hibernation en août prochain. A ce moment-là, la comète sera « active comme un diable, elle sera très près du soleil », a dit l’un des scientifiques. Avec un peu de chance, les batteries solaires du robot emmagasineront de la chaleur ce qui lui permettrait de se réveiller et de se remettre au travail et d’envoyer les données restées bloquées faute de signal.

La mission Rosetta sera loin d’être terminée. La sonde, qui a déjà parcouru 6,5 milliards de km dans l’espace, poursuivra son escorte de « Tchouri » au moins jusqu’au 13 août. C’est à cette date que la comète passera au plus près de l’astre.

L’atterrissage sur une comète est une première dans l’histoire de l’exploration spatiale, point d’orgue d’une aventure entamée il y a 20 ans, qui a coûté 1,3 milliard d’euros.

 

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