Sven Gatz : « Je veux une table ronde sur la culture à Bruxelles»

Sven Gatz, ministre flamand de la culture, veut réunir au printemps les francophones (Milquet), le fédéral, l’Europe et les Bruxellois, sur la culture à Bruxelles et en périphérie. Entretien.

Editorialiste en chef Temps de lecture: 15 min

Sven Gatz est le ministre flamand de la culture. Mais comme il est Open VLD et bruxellois, le monde culturel flamand et francophone espère qu’il puisse « contrer » les intentions qu’ils croient déceler dans les intentions de la N-VA.

Quelle est la politique culturelle du gouvernement Bourgeois?

Le fameux « Kunstendecreet » régit toujours notre politique. Une nouvelle version a été votée à la fin de la législature précédente, hors des clivages opposition/majorité, avec un assez large consensus sur les grands axes de la politique culturelle flamande. Je dois l’exécuter. Le décret prévoit la « protection » de trois pôles: 1) les nouvelles initiatives culturelles qui émergent –doivent recevoir les budgets pour les stimuler, les soutenir ; 2) les grandes institutions flamandes doivent être renforcées, notamment dans leur rayonnement international à accroître encore. Le troisième pole, ce sont les institutions entre les deux. Là il faudra faire des choix. Le nouveau décret entre en vigueur en janvier 2017 et nous allons profiter des mois à venir, pour mettre en place ce « paysage ». Nous donnerons plus d’oxygène à une large majorité des institutions, tandis que d’autres pourraient disparaître. Les Commissions se prononceront, j’interviendrais ensuite. Ce sera en dialogue avec le secteur. On aura plus de temps que lorsqu’on a annoncé en début de ce gouvernement , des réductions de budget de 5 à 7% pour les deux années à venir.

Qu’est ce que la Flandre demande à sa culture ?

On a pris le goût, comme responsables politiques flamands, de voir émerger de grands joueurs depuis les années 80. A l’époque c’était l’avant garde, qui est devenue aujourd’hui la référence. Mais nous allons essayer de créer le contexte avec les moyens qu’on a et les choix opérés via ce Kunstendecreet et ce nouveau paysage. Ni plus ni moins. C’est cette vocation internationale qui jouera. En même temps, on doit concilier le pôle urbain Gand- Anvers- Bruxelles comme cœur des artistes, avec la poursuite de la politique lancée dans les années 70 qui prévoyait pour chaque commune, son centre culturel. La culture n’est pas utilisée dans ce gouvernement comme un instrument de flamandisation politique, d’utiliser la culture au service du nationalisme, de la marche vers l’indépendance, via le répertoire ? N’êtes vous pas le ministre de la culture d’une Flandre plus flamande? Je n’ai en tout cas pas cette impression et si c’était le cas, j’essayerais de rediriger cette volonté - que je ne repère pas -. Il y a 30 ans, avec la création par exemple du Westrand dans la périphérie (Dilbeek), le choix politique était au départ de créer une ceinture de bases culturelles érigées « contre » quelque chose. Mais on voit bien aujourd’hui que la programmation de ces centres est devenue artistique en soi, bien éloignée du slogan qui est toujours devant leurs bâtiments – « Waar Vlamingen thuis zijn » – et où tout le monde peut bien se sentir chez soi.

Certains partis veulent-ils influencer les pièces choisies, les rendre plus « flamandes » ?

Je ne me fais pas trop de souci car le facteur culturel intrinsèque est aussi fort que le public. On surprend les publics internationaux par notre originalité, pas en faisant les pièces de répertoire. Cette tendance est là depuis 20 ans, et je ne vois pas de « contre réforme » se profiler.

Quid pour Bruxelles. Laquelle de ces trois options choisissez-vous : 1) Bruxelles n’intéresse pas la N-VA et vous avez pour mission de la vider ? 2) Bruxelles intéresse la N-VA mais vous avez pour mission de la rendre plus flamande ? 3) On va s’occuper de Bruxelles avec les francophones et les acteurs internationaux pour en faire une ville excitante ?

Mon choix, c’est le numéro trois. On est dans un moment très important pour la culture à Bruxelles, il y a beaucoup de culture à Bruxelles, comment va-t-elle se développer ? Avec Bruxelles 2000, deux communautés ont choisi de rendre plus visible ensemble cette façade internationale de Bruxelles. C’était un choix institutionnel positif. Des choses ont continué, comme le Kunstenfestivaldesarts de Frie Leysen et Jacques De Decker, on a mis en place les surtitrages dans les théâtres, les collaborations entre eux. Aujourd’hui, le Réseau des Arts est devenu un vrai facteur depuis 5 ans. Il est temps pour les responsables politiques de les rencontrer pour faire prendre la mayonnaise. On est en train d’implémenter l’accord culturel conclu entre le nord et le sud. J’ai déjà eu une très bonne rencontre avec Mme Milquet et nous comptons faire des choses à partir de l’humus bruxellois tout d’abord. Mais j’aimerais élargir cette relation à deux, non pas en belgicisant le débat mais en partant de la force bruxelloise, pour y ajouter le fédéral mais aussi l’Europe. On peut être sceptique sur le rôle que l’Europe peut jouer sur le territoire bruxellois mais s’il y a une possibilité de le concrétiser, c’est dans la culture. Mon ambition est de créer une véritable table ronde au printemps avec tous ces joueurs, Joëlle Milquet, Didier Reynders pour le fédéral, mais pourquoi pas également d’autres joueurs comme Mme Sleurs et Mr Van Overtveldt et les Bruxellois comme Fadila Laanan et Pascal Smet. Je veux voir comment on peut ajouter à ces budgets, une clé de répartition entre les grands acteurs publics, avec des financements alternatifs. Il y a ainsi un homme intéressant, à la N-VA, dans ce domaine : l’ancien chef de groupe à la chambre , Mr Swinnen, professeur à la VUB, actuel chef de cabinet adjoint de Mme Sleurs. Il a la culture à cœur, il est administrateur au KVS et peut être un catalyseur intéressant.

On a cru à un grand complot : la N-VA veut vider le fédéral de sa culture, rendre Monnaie, Bozar « pauvrichonnes », et mettre de l’argent dans les projets en Flandre (opéra, ruisbroeck etc..), faire tourner les collections fédérales en Flandre. On est devenu paranos, un peu fous ?

Je ne sais pas si vous êtes fous mais je ne crois pas dans les scénarios de mauvais policiers. Je ne connais pas l’avenir mais je ne pense pas que cela va se jouer dans ce scénario-là.

C’est inquiétant, vous dites « je ne pense pas » ?

Oui mais je ne pense pas, parce que je suis humble et que je ne peux pas me mettre à la place de l’avenir. Mais je compte influencer cet avenir.

Votre gouvernement ne veut pas faire cela ?

Non, c’est clair. J’essaye par le biais de cette interview de créer cette table ronde, et de nouvelles constructions intellectuelles où on pourrait au moins se réunir et faire l’inventaire de tous ces acteurs culturels, aussi bien les collections que les théâtres : quel niveau de qualité voulons nous et quel degré de participation public/privé envisageons nous pour Bruxelles? On a des bons benchmarks, avec l’exemple du « Smithsonian Institute » à Washington, Ou le « Stiftung Preussischer Kulturbesitz » à Berlin. Ces deux exemples sont intéressants parce qu’ils sont dans des états fédéraux qui vivent également une certaine tension entre leur capitale, certaines restrictions institutionnelles et qui ont quand même fait le choix de rassembler tout ce qui était culturel sur le territoire de ces capitales. Si on est cynique, on va dire : nous devons le faire parce que tout le monde doit économiser. Mais c’est un départ, et j’interprète la main tendue de Didier Reynders dans ce sens-là. On peut en faire plus si on le veut.

Cela vous inquiète quand Rudy Demotte dit qu’il ne mettra pas d’argent dans ces projets?

Mais je n’ai même pas dit qu’on doit mettre de l’argent dans les institutions bruxelloises, de toute façon, moi non plus pour l’instant, je n’ai pas cet argent.

Si Joëlle Milquet refuse la table ronde?

Ce serait dommage. Mais je ne vais pas déplorer des réactions hypothétiques. La volonté existe aujourd’hui, entre elle et moi, d’avancer dans cet accord à deux, je ne vois pas pourquoi on ne serait pas prêt à faire un accord à trois ou plusieurs. Mais je verrai bien, je ne vais pas me perdre là-dedans…

Qui va faire prendre la sauce?

J’ouvre le débat. Je serai très content de jouer mon rôle autour de la table. Mais si d’une façon ou d’une autre, je peux jouer un rôle plus important, très bien. Si à la fin Charles Michel, Magnette, Bourgeois ou Vervoort veulent présider la grand messe, pourquoi pas ? Ici j’essaye de faire tourner le rubik cube avec la bonne combinaison.

La Communauté française et la région flamande pourraient cofinancer des expos ?

Nous l’avons déjà fait à Bozar , pourquoi ne pas le refaire, pourquoi ne serait-ce pas un modèle ? Je ne vois pas pourquoi Rudy Demotte serait contre le fédéralisme de coopération. Il y a le risque que – je les connais - les acteurs qui composent le gouvernement wallon, bruxellois et fédéral se perdent dans les jeux politiques, mais en même temps il y a un grand enjeu.

 

Vous diriez que c’est une chance pour Bruxelles?

Certainement ! Je suis toujours un peu plus optimiste que les autres mais quand on voit ce qui existe culturellement à Washington et à Berlin, pourquoi ne pourrions nous pas le faire à Bruxelles ? Nous ne pouvons pas faire la concurrence culturelle en direct, même si certaines de nos collections de la deuxième moitié du XIXe siècle font concurrence aux Britanniques et aux Américains mais elles sont presque toutes dans des caves. Mais si on se compare à Amsterdam : tout le monde a l’impression que la capitale des Pays-Bas est plus culturelle que la nôtre mais ce n’est pas vrai. Simplement, chez nous, ce n’est pas rendu visible, c’est dispersé.

La Flandre veut mettre son logo et ses ambassadeurs, ce n’est pas contradictoire ? C’est quoi cette histoire de logo ?

On peut la regarder de deux angles. Le réflexe plus automatique est de dire qu’on va mettre un drapeau ou un logo qui fait référence au logo flamand : ce ne serait pas un très bon choix.

C’est le projet ?

Je ne le pense pas. On a déjà eu des contacts. Je n’ai pas entendu encore de propositions formelles dans ce sens. Mais ce n’est pas un bon choix car la seule chose qu’on ferait, ce serait une référence entre le logo, le drapeau et l’intérieur de l’institution. Or il y a un trop grand gouffre entre les deux : le premier est un logo politique et le second est le contenu artistique. On risquerait de contaminer le contenu artistique. Je prends donc plutôt le deuxième exemple de logo, celui du « N » du Nederlanstalig Onderwijs, qui voulait rendre visible l’enseignement néerlandais à Bruxelles, peu connu à l’époque, et faire la pub de l’enseignement des langues qui y était pratiqué. Et cela a très bien marché.

Mais ici il n’y a pas besoin de faire savoir la qualité des ces maisons de culture flamandes à Bruxelles qui attirent du monde ?

Oui. Mais je n’ai pas d’objection à ce qu’on lie la qualité du contenu de ces maisons à quelque chose d’urbain et ressenti comme tel, comme label de qualité et d’ouverture aussi. Ce qu’est devenu le N de l’enseignement. C’est « l’identité de l’ouverture ». Cela peut paraître un paradoxe mais c’est comme cela qu’on a su gagner la confiance de beaucoup de francophones à Bruxelles.

Vous vous opposeriez à ce que ce soit un drapeau ?

Oui. Parce que cela n’a pas de sens, pas parce que c’est ma conviction personnelle. Cela nous ramènerait à une période d’il y a 20 ans où l’on faisait déjà des choses bonnes à Bruxelles mais on était toujours vu comme des acteurs impérialistes. Depuis « Bruxelles 2000 », c’est l’artistique qui l’emporte et nous faisons des choses ensemble.

Ces maisons de culture à Bruxelles doivent être des « ambassadeurs » de la culture flamande, cela veut dire que les programmations autres que « flamandes » - comme « Coup fatal » ou « Gembloux » - n’auraient plus lieu ?

Non, bien sur que non. Le logo lui aura d’une façon ou d’une autre une exécution, je ne sais pas quand et sous quelle forme, abstrait ou figuratif. Mais il ne faut pas aller trop loin avec cette notion d’ambassadeur. Si on est « ambassadeur » par sa force intrinsèque et si c’est encore un peu clarifié par un logo, c’est déjà bien. « Coup fatal » du KVS, - j’y étais la semaine dernière -, c’est une partie de l’identité actuelle flamande, belgo belge, belgo-flamande, qu’importe : ça aussi c’est l’internationalisation de notre culture. Si certains veulent me convaincre que ce n’est pas assez flamand – je n’entends pas ces arguments par ailleurs jusqu’à présent – je les repousserais.

A Denderleeuw, c’est ce qu’on entend…

Mais je ne m’associe pas aux responsables politiques de Denderleew , ça c’est bien clair et je me demande si la N-VA veut encore bien s’y associer. Là on est dans l’interdiction de spectacles et c’est out of the question, en Flandre en général et à Bruxelles en particulier. A Bruxelles, on est justement dans une toute autre logique. Quand Jan Goossens au KVS a fait le choix de se rendre au Congo pour créer une collaboration internationale, on a vu le résultat exceptionnel. Et cela aussi, fait partie de notre héritage, pas en regardant en arrière vers le Congo des années 60 mais par ces Congolais qui viennent ici

Vous voyez une plus value à la diaspora congolaise ?

Mais oui ! J’ai vraiment ri quand Jan (Goossens) me disait que la troupe, après avoir joué à Dusseldorf, devant une audience plus « stricte», était contente de retourner à Bruxelles « notre ville africaine » (il rit). C’est cela qu’est devenu Bruxelles : les Congolais se reconnaissent dans la « zwanze » bruxelloise .

Quid du projet de grand centre culturel à Ruisbroek, lancé par Ben Weyts ministre flamand de la périphérie?

La première réaction des centres culturels, comme le Westrand était de se sentir un peu menacé, ils n’étaient donc pas très favorables. Ici, ils ont réfléchi et reconnaissent qu’il existe encore un certain vide géographique. Il y a une étude de faisabilité. Le premier projet parlait d’y faire quelque chose en rapport avec la danse, pourquoi pas ? On n’a pas encore fait l’enquête. Il ne faut surtout pas refaire l’histoire en implantant une institution « militante » qui recrée le Westrand d’il y a 30 ans, cela n’a pas de sens.

Ce n’est pas une manière de vider Bruxelles ?

Je ne le pense. Je n’ai aucun problème à voir réaliser les deux grands nouveaux projets envisagés pour cette législature – le budget d’aucun d’eux n’est bouclé -, Ruisbroek et le nouveau musée d’art contemporain dans le bâtiment Citroën au canal. Si certains Bruxellois cosmopolites – je ne parle pas seulement de francophones – disent qu’ils ne veulent pas aller à Ruisbroeck, je trouve que c’est du snobisme culturel que je n’apprécie pas. Mais quand je vois une carte blanche de certains responsables politiques flamands dire qu’ils ne veulent pas du Musée chez Citroen, parce que Bruxelles n’a pas besoin de cela et qu’ils gèrent d’abord leurs acquis, je ne suis pas d’accord non plus.

Non ?

Mais non, certainement pas ! Les deux projets peuvent se réaliser surtout dans cette logique où l’on a 150.000 Bruxellois de plus et 150.000 d’habitants en plus dans la périphérie. Les responsables de Dilbeek et Strombeek parlent eux)même de plus en plus d’un « espace culturel métropolitain ». Je ne vois pas le problème : il faut bien cibler le contenu du projet de Ruisbroek – que va-t-on faire dans ce bâtiment – et réaliser le musée.

C’est ce qu’on va discuter dans votre table ronde ?

Oui. Et si certains – ce n’est pas un avertissement – veulent Ruisbroeck et pas le musée, on bloquera sur les deux, c’est simple.

Ruisbroek, ce n’est pas vous qui le gérer au sein du gouvernement Bourgeois?

C’est quand même moi car c’est un centre culturel. Ce ne serait pas une bonne idée ex absurdo si le ministre du Vlaamse rand – qui que ce soit – commence à ériger des centres culturels dans sa compétence. D’ailleurs il n’en a pas les moyens, et moi non plus.

Pourquoi défendez-vous l’emplacement du garage Citroën pour le Musée d’Art Contemporain à Bruxelles?

Parce que je pense qu’un projet ambitieux – comme c’est le cas ici – peut faire la différence à moyen terme dans la politique plus globale bruxelloise et dans l’espace métropolitain où l’on essaye de rassembler les aspects forts de certaines institutions. Moi je n’aime pas l’ambition vers le bas, surtout si c’est pour embêter les autres. Je ne vais pas me mêler dans le débat de fond où Bruxellois et fédéraux décideront si ce musée doit être au garage Citroën, au cinquantenaire, ou ailleurs. Mais il ne faut pas tuer les bonnes idées. Ils vont devoir faire face à des problèmes importants chez Citroën : climat, assainissement des sols. On verra. Mais ne disons pas d’emblée qu’un projet est pas bon parce qu’il se trouve à un certain endroit ou qu’il a été choisi par une majorité politique autre. Il faut être plus noble dans la politique culturelle, au-dessus des clivages,

Tout le monde content que vous soyez à ce poste, mais on dit que vous aurez perdu de son honneur en bout de course, car vous devrez défendre des choses auxquelles vous ne croyez pas ou dont vous ne vous rendrez pas compte qu’elles sont nocives?

« Il ne va peut être même pas s’en rendre compte », c’est quand même une insulte ! J’aurais pu dire non à ces défis parce que j’aurais peut être d’autres coalitions idéales en tête et que le climat financier est serré. Mais alors on n’est pas vraiment fait pour la politique. Je le vois comme un challenge. Me casser la figure ? Je n’ai pas l’impression que c’est cela qui va arriver. J’ai trop de confiance en moi pour cela. Mais je suis sur mon qui vive comme d’autres. ..

Vos atouts ?

L’internationalisation de la culture. Le gouvernement a décidé que ce sera la qualité internationale et le niveau qu’on atteint comme artiste qui compte. Et rien d’autre ! C’est pour cela que mon principal allié, c’est le secteur dans sa manière de fonctionner avec un benchmark international, depuis longtemps.

Pourtant nombre de ces artistes sont des opposants de votre gouvernement et du gouvernement Michel, voyez le texte signé par les écrivains Lanoye, Mortier et Stefan Hertmans ?

J’ai fait ce que je pouvais avec d’autres, dans les coulisses, pour qu’on réduise les économies au fédéral. Elles étaient trop linéaires, du jour au lendemain, Monnaie et Bozar étaient devenus des ministères. Mais je ne trouve pas que la réaction du monde culturelle a été si forte. Je m’engage à ce que beaucoup de ces économies soient temporaires et puis lorsqu’on les compare avec les économies dans le socioéconomique, on se dit qu’il fait arrêter de trop dramatiser. La réorganisation du nouveau Kunstendekreet va nous trouver un nouveau souffle et la table ronde avec une plus grande interaction Wallonie, Bruxelles, Flandre et fédéral, va mettre le débat dans une nouvelle dynamique.

Les économies au fédéral étaient-elles aussi un règlement de compte avec les artistes qui « l’ont ouvert trop fort ? », comme le laissait supposer la carte blanche de Jean Pierre Rondas dans De Standaard ?

Cette carte blanche dégageait l’impression de règlement de compte. Je n’ai pas apprécié du tout et elle a été contredit par deux de nos parlementaires, Jean-Jacques De Gucht et Bart Somers. Mais je n’entends pas cela chez d’autres intervenants culturels importants N-VA, comme Johan Swinnen ou Jan Briers, le gouverneur de la Flandre Orientale (ex-président du Festival Van Vlaanderen). Chez certains, un certains revanchisme s’avère mais je ne pense pas que ce soit très répandu.

Les acteurs culturels ne doivent pas la fermer ?

Certainement pas ! Et c’est pour cela que je dis que j’assume aujourd’hui les critiques contre moi, mais il y a des arguments valables d’autres pas. Et puis, j’aime rappeler que je ne suis en place que depuis trois mois !

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