Les réparations de Doel 4 auront coûté 30 millions d’euros à Electrabel

Le PDG d’Electrabel évoque un « effort sans précédent » pour l’entreprise.

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Les réparations des turbines du réacteur Doel 4, qui a vraisemblablement été l’objet d’un sabotage, coûteront 30 millions d’euros à Electrabel, a annoncé mercredi le CEO Philippe Van Troeye. Il évoque un «  effort sans précédent » pour l’entreprise. Pour que l’unité puisse être relancée d’ici la fin de l’année, 600 travailleurs issus de 15 sociétés ont été mobilisés, pour un total de 150.000 heures de travail.

2.500 ailettes à remplacer

Le sabotage présumé, dans une partie non nucléaire de la centrale, remonte au 5 août. En à peine 37 minutes, 65.000 litres d’huile de graissage se sont échappés. Les turbines, qui tournaient dès lors « à sec », ont subi d’importants dégâts. Le 13 août, les turbines ayant refroidi, Electrabel a pu mesurer l’étendue du sinistre. Au total, 2.500 ailettes, soit la moitié de celles de la turbine à haute pression, devaient être remplacées.

L’entreprise n’a pas fait de commentaire sur l’enquête en cours, à la demande de la justice. Des milliers d’ailettes ont dû être produites, dans les usines d’Alstom et Siemens en Allemagne. «  Rien que pour la turbine haute pression, ce sont 2.500 ailettes qui ont été fabriquées sept jours sur sept et 24 heures sur 24 dans quatre usines dans le monde (Croatie, Italie, Suisse et Chine) », précise Electrabel.

Un travail « d’une extrême précision »

«  Lundi, la troisième partie de l’une des deux turbines basse pression, est arrivée par bateau au port d’Anvers en provenance de Mulheim en Allemagne. Les équipes vont à présent travailler au réassemblage de la turbine (la plus grosse de Belgique, d’un poids de 1.700 tonnes) et effectuer les contrôles d’alignement. Il s’agit d’un travail d’une extrême précision », souligne l’entreprise.

Des discussions ont entre-temps eu lieu avec l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire. Celle-ci a indiqué mercredi qu’elle ne voyait aucun problème au redémarrage d’ici la fin de l’année. Des mesures de sécurité supplémentaires font également l’objet de discussions avec l’agence, telles que l’installation de caméras de surveillance à des points stratégiques.

Doel 4, d’une capacité de 1.039 MW, a été mise en service en 1985.

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