Bart De Wever dénonce des grèves politiques: «La FGTB est le bras armé du PS»

Bart De Wever, le président de la N-VA et le bourgmestre d’Anvers, était l’invité politique de Bel RTL.

« J’aimerais bien me mettre à table avec les syndicats »

Il s’est exprimé sur la grève générale qui aura lieu le 15 décembre contre les mesures d’austérité prise par le gouvernement Michel. «  Je pense que dans l’accord du gouvernement, la main est tendue pour la concertation sociale. J’aimerais bien me mettre à table avec les syndicats. Mais certains syndicats refusent de parler avec la N-VA, c’est difficile. La grève, c’est l’arme ultime d’un syndicat. On commence par des grèves qui sont purement politiques, des grèves très dures qui nuisent à l’économie », a regretté le chef de file de la N-VA.

Et Bart De Wever d’expliquer : «  On est dans une situation très mauvaise. On doit faire un assainissement de 11 milliards qu’on le veuille ou non. On doit le faire. On doit prendre des mesures qui ne sont pas très agréables ».

Pour Marc Goblet, le secrétaire général de la FGTB, Bart De Wever empêche le dialogue social. « Tout le monde sait que la FGTB, c’est le bras armé du PS, réplique le président de la N-VA. Cette grève est purement politique. Ce n’est pas une grève sociale. En Wallonie, le PS et son bras armé la FGTB veulent nier la majorité démocratique. (…). L’électeur a fait un choix pour un gouvernement de centre-droit et qui prend finalement des mesures qui pourraient sauver le pays. Avec les socialistes, on était dans les dettes et encore les dettes ».

Sur la fiscalité : « Contre un impôt sur la fortune »

Bart De Wever a rappelé que le fédéral veut s’attaquer à la fraude fiscale et l’évasion fiscale. Il a aussi signifié qu’il était contre la taxation des fortunes estimant que les personnes fortunées ont déjà payé des impôts.

Le président de la N-VA s’est dit aussi ouvert à une discussion sur la taxation des plus-values : «  un tax shift mais pas un tax lift ». « Il faut éviter d’augmenter la pression fiscale. Si un euro de gain de la taxation sur les plus-values est un euro de moins dans le coût salarial, je suis ouvert à ce débat », a expliqué Bart De Wever.