Ludovic Morlot quitte la Monnaie

J e suis profondément reconnaissant à Peter de Caluwe pour les grandes expériences musicales que j’ai pu vivre dans une institution aussi vibrante et créative que la Monnaie mais je ne peux que constater que l’orchestre et moi-même n’avons pas réussi à partager une vision artistique commune et c’est pourquoi, dans l’intérêt de leur avenir comme du mien, j’ai pris la décision de partir.»

Ludovic Morlot dirigera encore les représentations de Don Giovanni et les deux concerts consacrés à l’ Enfance du Christ de Berlioz.

Peter de Caluwe souligne pour sa part «le grand plaisir qu’il a eu d’avoir Ludovic Morlot à la Monnaie» dont il souligne qu’il a notamment fait progresser le son de l’orchestre. Il ne donnera pas d’autres commentaires sur l’événement soulignant toutefois que ce départ lui offre l’opportunité de reconsidérer l’avenir de façon nouvelle dans le contexte des nombreuses questions qui se posent en ce moment. Cette décision confirme que la problématique de l’orchestre, qui perd ainsi son deuxième chef permanent après Wigglesworth, demeure le talon d’Achille de la direction de Peter de Caluwe.

On ressentait un certain malaise entre le chef et l’orchestre, notamment dans un Don Giovanni où sa direction excessivement lente et appuyée n’avait guère convaincu, même si elle épousait pleinement le propos dramatique de Warlikowski. Morlot nous a par contre donné de très beaux concerts symphoniques. Son départ pose avec une acuité nouvelle la question des orchestres symphoniques sur la place de Bruxelles. Mais on se trouve là face à une problématique beaucoup plus large.

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