Bart De Wever a songé à arrêter la politique

Le président de la N-VA, Bart De Wever a été à deux doigts d’arrêter la politique en 2014. C’est ce qu’il a confié lui-même dans une interview de rétrospective à Dag Allemaal, un hebdomadaire flamand. Evoquant l’infection au cœur dont il a été victime en janvier dernier, il confesse : « Durant quelques heures, j’ai craint de devoir arrêter la politique. Ce sentiment était tellement terrassant que j’en étais terriblement affecté. J’ai ensuite pris de bonnes résolutions, mais j’ai repris le même rythme après. »

Le président de la N-VA a également réagi aux dessins de presse en Flandre, qui le présentent comme le vrai Premier ministre. « Bien sûr que je trouve cela embêtant. On me présente aussi comme un Darth Vader impitoyable. La parodie est salutaire. Mais je ne reçois pas un rôle facile. Mais je pense que Charles Michel a une bonne capacité à relativiser. Quand il est venu à Anvers, il a dit qu’il voulait bien devenir bourgmestre de la ville. Bourgmestre fantôme, a-t-il ajouté avec un clin d’œil (faisant référence au Premier ministre fantôme que Bart De Wever est accusé d’être, NDLR) ».

« Les travailleurs du port ne sont pas des crapules »

Bart De Wever a aussi dit sa compréhension pour les dockers, qui ont participé aux émeutes à la fin de la manifestation nationale du 6 novembre. « Les travailleurs du port ne sont pas des crapules. Ils ne débrayent pas pour le plaisir. Cela peut paraître bizarre, mais je les comprends. »

Revenant sur le décès de Jean-Luc Dehaene, Bart De Wever évoque aussi le style de l’ancien Premier ministre. « Dehaene était un plombier. Pour lui, la machine devait tourner, sans qu’il se pose la question de savoir si la machine elle-même était bonne. C’est en cela que je me différencie de lui. Je pense parfois qu’il est temps de changer la machine. »

Bart De Wever n’appelle pourtant pas à de grands mouvements sociaux ou politiques pour l’année qui commence. « J’espère que le calme va revenir. Allons de l’avant au lieu de se plaindre et de faire grève. »