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«Plus que jamais nécessaire»

Temps de lecture: 2 min

Le professeur Jozef Pacolet est le directeur de l’Institut de recherche sur le travail et la société (Hiva) à la KUL. Il est l’auteur du rapport « L’impact budgétaire de l’octroi d’avances par le Service des Créances Alimentaires », commandé par le SPF en 2012.

Le budget 2015 du Secal est-il sous-estimé ?

Le budget de l’Etat ne me donne pour l’instant qu’une vision insuffisante sur les hypothèses qui ont gouverné cette augmentation de budget (de 1,2 million). Le relèvement du plafond fait qu’il pourrait y avoir 40 % de prestataires en plus et nous estimons le budget supplémentaire nécessaire à 8 millions. Mais la nouvelle loi a aussi étendu les possibilités de récupération des avances, entre autres auprès des bénéficiaires d’un revenu d’intégration (

auparavant ces derniers ne pouvaient être contraints de payer. NDLR

). Peut-être que l’on compte, à terme, sur les ressources supplémentaires qui pourraient être récupérées…

Le Secal est-il menacé ?

Il y avait un large consensus au sein de la classe politique pour étendre le système et donc fournir les ressources nécessaires. Cela devra être confirmé par le prochain contrôle budgétaire. Mais le changement de loi a revalorisé le service dans son rôle ; c’est pour moi tout sauf un signe de menace.

En quoi le Secal est-il capital aujourd’hui ?

Tant les problèmes croissants de divorce que la crise économique, qui rend les débiteurs comme les créanciers d’aliments plus vulnérables, font que le groupe cible des enfants dans ces familles précarisées risque d’être encore plus touché. Le système est « par excellence » utile et nécessaire pour remédier à la pauvreté infantile. Cette réalité est plus que jamais comprise aujourd’hui, et ce service est donc aussi plus que jamais nécessaire.

Quelles sont vos recommandations pour améliorer ce service ?

La simplification administrative, entre autres concernant le contrôle des revenus, est prévue. Le plafond a été relevé donc le système est étendu, mais peut-être doit-on encore plus se concentrer sur la connaissance du système auprès des personnes concernées. Enfin, surtout, les droits sociaux comme ces avances sur les pensions alimentaires doivent être plus pris en compte. Le budget doit suivre les besoins et non l’inverse. Notre étude de 2012 était bien l’illustration que l’Etat cherchait à connaître les implications budgétaires, nous avons donc toutes les raisons de croire qu’on finira par trouver ces budgets. D’autant plus que c’est un budget limité. Et que notre étude a montré à quel point il était efficace de sortir les enfants et les familles de la pauvreté dans laquelle ils risquaient de tomber.

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