Luxembourg: le nombre de créations d’entreprises est trop bas dans la province

En ce début d’année, l’UCM-Lux a dressé le bilan socio-économique en province de Luxembourg. Les faillites, même si leur nombre reste trop élevé, sont en baisse par rapport à 2013. Le chômage a légèrement diminué, surtout chez les jeunes.

Par contre, les créations d’entreprises atteignent un plancher inquiétant alors que la situation n’était déjà pas brillante chez nous. Et le chômage des plus de 50 ans grimpe. Pour l’UCM Lux, la situation reste donc tendue.

1 Faillites. Fin 2014, le nombre de faillites se situait à 172 unités. C’est 14 % de moins qu’en 2013. Cette baisse est supérieure à celle enregistrée au niveau national (-8,2 %), en Flandre (-7,5 %), Wallonie (-2,4 %), un peu mieux qu’à Bruxelles (-16,8 %). En Wallonie, les faillites diminuent dans les provinces de Brabant wallon (- 8 %), du Hainaut (-1,8 %), de Liège (-3,8 %). Elles augmentent à Namur (+11,5 %). En province de Luxembourg, elles ont provoqué près de 330 licenciements, soit une baisse de 18 % des emplois perdus. Cela ne doit pas masquer l’existence de plans sociaux dans plusieurs entreprises. La moitié des emplois perdus concernent le commerce, ensuite la construction, les services et l’industrie manufacturière.

2 Emploi. En Luxembourg, la tendance est en légère baisse avec 953 créations d’entreprises commerciales fin 2014, contre 963 un an auparavant. En Wallonie, on observe la même tendance avec une baisse de – 2 %. L’arrondissement de Neufchâteau reste le plus dynamique avec 253 immatriculations. Les chiffres de création d’entreprises ont atteint un plancher négatif. Pour l’UCM Lux, un plan d’urgence doit être envisagé pour inverser la tendance.

3 Chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 137 unités, passant de 14.358 à 14.221 unités. Sur la même période, il a diminué de 1,9 % en Wallonie. Il est également en baisse dans toutes les provinces wallonnes. La diminution est généralisée, sauf sur Neufchâteau (+1 %). 23 % des demandeurs d’emploi sont issus de l’arrondissement de Marche, idem pour Arlon, puis Neufchâteau (21 %), Virton (18 %) et Bastogne (16 %).

Comme pour la Wallonie, le nombre de demandeurs de 25 ans et moins a diminué de 7 % dans la province, passant de 3.737 fin 2013 à 3.474 fin 2014. Ils pèsent 24,4 % du total des demandeurs d’emploi fin 2014.

4 Plus de 50 ans. Le nombre de ces demandeurs d’emploi a augmenté de 171 unités par rapport à fin 2013, soit + 5,8 % (+3 % en Wallonie). Ils représentent 22 % des demandeurs d’emploi de la province, contre 24,5 % en Wallonie.

5 Taux de demandeurs d’emploi. Dans la province, il est de 11,4 %, en baisse de -0,11 point par rapport à fin décembre 2013. Ce taux est de 16,2 % en Wallonie, en baisse de -0,3 points par rapport à fin décembre 2013. Par rapport aux autres provinces, il s’agit du meilleur taux devant le Brabant wallon (11,4 %), Namur (14,4 %), Liège (17,9 %) et le Hainaut (18 %).

Pour l’UCM Lux, le bilan 2014 est donc contrasté. « Quant aux perspectives 2015, c’est l’incertitude qui prévaut. Le moral des patrons n’est pas nécessairement au beau fixe, relève l’UCM.

Les perspectives de croissance seront limitées. Le Grand-Duché restera un employeur important (près de 29.000 travailleurs, soit 1/3 de l’emploi salarié) et déterminant. Il est essentiel d’envisager la mutation de nos activités traditionnelles (agriculture, construction, commerce…) et de construire de nouvelles perspectives en matière de développement de l’industrie, secteur au sein duquel l’emploi connaît une diminution lente depuis une décennie. Le soutien aux starters, aux entreprises en développement et en transmission constituent un enjeu capital. »

Enfin, l’UCM Lux craint que les communes et CPAS ne deviennent davantage exsangues suite aux différents plans dont certains visent l’exclusion des chômeurs, ce qui aura un impact sur leur capacité d’investissement et de dépenses vers le secteur privé.