Ludovic Nobileau, concepteur: «Mons Street Review met en scène les Montois aux yeux du monde»

Vous pourrez découvrir les premières images de Mons Street Review en exclusivité dans la vidéo et demain à partir de 20h sur www.streetreview.eu

C’est quoi ce Mons Street Review ?

« On prend le procédé de Google Street View en le détournant. On a utilisé cet outil pour mettre en scène les habitants pour qu’ils représentent la ville aux yeux du monde. Il y a 10 kilomètres de rues sur 6 semaines de tournage. On a pu suivre les belles histoires des gens qui étaient là. »

Êtes-vous en partenariat avec la Digital Valley ?

« Oui c’est en partenariat avec la Digital Valley. Les images sont faites en direct, tout est vrai. Nous avons donc collaboré avec des gens qui travaillaient à technocITé. »

Est-ce que c’est une apparence de technologies ou est-ce qu’il y a vraiment quelque chose qui sous-tend tout ça ?

« On a fait un travail en amont sur la ville de Mons, sur le bassin minier. C’est le renouveau technologique qui passe par de nouvelles technologies mais dans ce cas-là elles sont très simples. On reprend une technique qui est assez ancienne. qui permet de faire le portrait de la ville.

La technologie doit être au service de quelque chose d’humain et là c’est ce qu’on a réussi à faire. Il y a des gens qui ne sont pas prêts à donner leur image pour Google alors que donner leur image pour représenter la capitale européenne c’est différent. C’était important de se représenter dans le contexte artistique de leur ville.

Il y a une cartographie géographique et temporelle de Mons. C’est très important car c’est le portrait d’une ville à un moment donné. Les Montois aimaient se prêter au jeu. Ils ont été réceptifs à cette idée ludique. Les gens ont repris possession de leur ville. Ils ont mis en avant les spécificités de Mons au regard de l’Europe. »

Est-ce que l’envie de pérenniser ce projet, ça peut changer une mentalité ?

« Oui ça peut changer une mentalité. C’est important que l’espace public représente notre démocratie, c’est ce qui appartient à tous. C’est à nous. Il y a une sorte de réappropriation de la ville.

Ce projet est une exclusivité montoise. Je suis venu m’installer à Mons il y a deux ans pour monter ce projet. C’est un travail basé sur le théâtre. Il fallait être sur place pour rencontrer les habitants et connaître tout le monde. »

Pour vous, Mons c’est quoi ?

« Déjà c’est un labyrinthe d’un point de vue géographique et c’est aussi une ville qui prend du temps à découvrir. Elle a des codes, une théâtralité et une ouverture. Les Montois comprenaient l’univers dans lequel je les amenais. Les rencontres se font très facilement. »

Avez-vous un coup de cœur dans la programmation ?

« J’ai fini de travailler hier à 2h et donc je n’ai même pas pris le temps de regarder le programme ! »