Michelin 2015: 26 restaurants trois étoiles en France

Les inspecteurs ont été très exigeants cette année et n’ont attribué la distinction suprême des trois macarons qu’à deux restaurants : le Pavillon Ledoyen, dont le chef est Yannick Alléno (Paris), La Bouitte (Saint-Martin-de-Belleville), avec Maxime et René Meilleur aux commandes. Auréolé du titre de « cuisinier de l’année » par Gault & Millau à l’automne dernier, Yannick Alléno constituait l’un des pronostics les plus vraisemblables pour le palmarès Michelin 2015.

Yannick Alléno avait déjà obtenu cette distinction lorsqu’il était aux commandes du Meurice, qu’il a quitté en 2013. AFP

Les deux restaurants rejoignent le firmament des « trois étoiles » français, qui compte toujours 26 établissements dans l’édition 2015 du guide Michelin puisque deux maisons sont sorties de ce prestigieux club des trois étoiles en 2015 : L’Arnsbourg, à Baerenthal (Moselle) et La Côte Saint-Jacques, à Joigny (Yonne).

Contrairement à de nombreux pronostics, le Breton Olivier Bellin n’a pas décroché les trois étoiles avec son auberge des Glazicks, sur laquelle de nombreux gastronomes dans le secret misaient.

Alain Ducasse auréolé de deux étoiles au Plaza – AFP

De son côté, Alain Ducasse décroche les deux étoiles, quelques mois seulement après avoir pris les commandes des cuisines du Plaza Athénée flambant neuf à Paris. En toute logique, le bibendum a apprécié la prise de position du grand cuisinier en matière de naturalité. Celui-ci sert surtout des légumes, du poisson et des céréales et très peu de viandes aux fourneaux des cuisines d’un Plaza Athénée revisitée.

La liste des nouveaux étoilés 2015 a été réalisée dans un cadre atypique, celui du Quai d’Orsay. Une grande première pour le guide rouge, qui compte pas moins de 609 tables étoilées dans sa nouvelle édition.

Les jeunes chefs récompensés

Le guide Michelin 2015 accueille 37 nouvelles adresses distinguées d’une étoile. Le palmarès ne manque pas de faire la part belle à la nouvelle génération de cuisiniers, qui a appris aux côtés des plus grands.

Le chef David Toutain obtient sa première étoile – AFP

Le chef David Toutain est sans doute l’un des meilleurs exemples. Ancien sous-chef d’Alain Passard, le Normand est passé dans les cuisines de Marc Veyrat. Fin 2013, il reproduit sa maîtrise du végétal dans son restaurant éponyme à Paris.

L’ex-candidat de Top Chef, Ludovic Turac, obtient lui aussi une première étoile à Marseille, avec Une Table au Sud.

Le guide Michelin 2015 sera mis en vente dès le 6 février au prix de 24 euros. L’ouvrage compte deux nouveaux restaurants 3 étoiles, 7 nouveaux 2 étoiles et 37 nouveaux 1 étoile.

26 restaurants au firmament

Neuf trois étoiles sont situés à Paris (entre parenthèses le chef actuel et l’année d’attribution) :

– « Ledoyen » (Yannick Alléno, 2015)

– « Le Meurice Alain Ducasse » (2014)

– « Epicure » à l’hôtel Bristol (Eric Frechon, 2009)

– « L’Astrance » (Pascal Barbot, 2007)

– « Le Pré Catelan » (Frédéric Anton, 2007)

– « Guy Savoy » (2002)

– « Pierre Gagnaire » (1998)

– « L’Arpège » (Alain Passard, 1996)

– « L’Ambroisie » (Bernard Pacaud, 1988)

En régions :

– « La Bouitte », à Saint-Martin de Belleville en Savoie (René et Maxime Meilleur, 2015)

– « L’Assiette champenoise » (Arnaud Lallement, 2014)

– « La Vague d’or », à Saint-Tropez dans le Var (Arnaud Donckele, 2013)

– « Flocons de sel », à Megève en Haute-Savoie (Emmanuel Renaut, 2012)

– « Auberge du Vieux Puits », à Fontjoncouse dans l’Aude (Gilles Goujon, 2010)

– « Le Petit Nice », à Marseille (Gérald Passédat, 2008)

– « Pic », à Valence dans la Drôme (Anne-Sophie Pic, 2007)

– « Lameloise », à Chagny en Saône-et-Loire (Eric Pras, 2007)

– « Régis et Jacques Marcon », à Saint-Bonnet-le-Froid en Haute-Loire (2005)

– « Bras », à Laguiole dans l’Aveyron (Michel et Sébastien Bras, 1999)

– « Le Relais Bernard Loiseau », à Saulieu en Côte-d’Or (Patrick Bertron, 1991)

– « Georges Blanc », à Vonnas dans l’Ain (1981)

– « Les Prés d’Eugénie », à Eugénie-les-Bains dans les Landes (Michel Guérard, 1977)

– « Troisgros », à Roanne dans la Loire (Michel Troisgros, 1968)

– « L’Auberge de l’Ill », à Illhaeusern dans le Haut-Rhin (Marc Haeberlin, 1967)

– « Paul Bocuse » à Collonges-au-Mont-d’Or dans le Rhône (1965)

A Monaco :

– « Le Louis XV Alain Ducasse » (1990, retirée 1997, retrouvée 1998, retirée en 2001, retrouvée en 2003)