Un marché bio et un apéro au chaud

Bonne nouvelle pour les (nombreux) adeptes du pot entre amis le vendredi soir, les Apéros du Josaphat s’apprêtent à jouer les prolongations hivernales. Non pas dans le prestigieux parc schaerbeekois, un peu trop glacé en cette période, mais dans un ancien dépôt de la Stib, à deux pas de la place Pogge. Aux commandes : Paul-Henri Guilmin et Barbara Ntidendereza.

Pour rappel, le duo avait lancé son concept à l’été 2012 dans l’idée de réunir les Schaerbeekois chaque vendredi autour d’un verre et sous les lampions, petits concerts en prime. Avec un franc succès puisque plus de 250 personnes ont régulièrement participé à l’événement. « La demande était forte pour que nous poursuivions en hiver, indique Barbara. C’est devenu un vrai rendez-vous et personne n’avait en vie que cela s’arrête. Il n’y a pas énormément d’animations en soirée, les gens avaient envie de pouvoir continuer à faire la fête près de chez eux en venant à pied ou à vélo et sans devoir se déplacer à Ixelles ou à Saint-Gilles. »

Restait donc à trouver le havre susceptible d’accueillir tout le monde au chaud. « Nous venons de signer une convention d’occupation précaire avec la Stib », annonce Paul-Henri. Le bâtiment qui abrite un des dépôts de la société de transports fait partie d’un ensemble situé entre la chaussée de Haecht et la rue Rubens. « La partie qui nous concerne est inutilisée depuis près de vingt ans et court sur une surface de près de 700 m2  », poursuit Paul Henri. Pas de travaux lourds en vue, la façade a même été fraîchement rénovée, mais un sérieux nettoyage pour ce lieu qui par le passé a abrité les chevaux tirant les tramways. « Une fois que nous aurons les clés, nous en aurons pour deux semaines de boulot ».

Un peu de patience donc, le premier de ces apéros new-look étant programmé à la mi-février. Cerise sur le gâteau, les organisateurs annoncent également la tenue à partir de la fin mars d’un marché bio concomitant à l’apéro. « Nous avons déjà pris contact avec un fromager affineur et un boucher mais aussi avec un maraîcher qui s’approvisionne chez de petits producteurs en Wallonie. L’idée étant bien sûr de privilégier le circuit court bio. » Avis aux amateurs, il manque encore un boulanger.