Affaire du Carlton: ce qu’il faut retenir du premier jour du procès

Dominique Strauss-Kahn s’est retrouvé lundi sur le banc des prévenus, accusé de proxénétisme aggravé, aux côtés de 13 autres personnes au premier jour du procès de l’affaire dite du Carlton de Lille. En attendant l’examen des faits qui débutera mardi, retour sur ce qu’il ne fallait pas rater de cette première journée de procès dédiée aux questions de procédures.

>>> Le récit de la première journée du procès

1.

La demande de huis clos rejetée

L’avocat d’anciennes prostituées qui se sont portées parties civiles avait formulé une demande de huis clos pour respecter « la dignité des personnes » et « la sérénité » des débats. Le procureur Frédéric Fevre avait requis un huis clos partiel arguant que : « Quand on est une petite fille, on rêve de devenir une princesse, pas une prostituée Nous avons le devoir de respecter leur souffrance.  »

Après examen, la demande de huis clos est rejetée. Le procès est donc ouvert au public.

2.

La requête en nullité rejetée

La requête en nullité soutenue par les avocats de plusieurs prévenus a été rejetée. Elle faisait référence à un supposé début d’enquête officieux et des écoutes administratives avant l’ouverture officielle de l’instruction. Cette « thèse du complot » suggère l’existence de ces écoutes, commanditées au sommet de l’État, sous Nicolas Sarkozy.

C’est Joël Specque, ancien commissaire de la police judiciaire qui a révélé dans son autobiographie que des écoutes avaient été lancées huit mois avant l’ouverture officielle de l’enquête. Il sera entendu mardi.

3.

DSK nie avoir déjà rencontré Dodo la Saumure

Lundi soir, le tribunal a commencé à s’intéresser à la manière dont les prévenus se sont connus et rencontrés. DSK est appelé pour la première fois à la barre. À la question : « Est-ce que vous connaissez M. Alderweireld [nom de famille de Dodo la saumure] Dodo ou M. Kojfer ? » (photo), DSK a répondu fermement : « Non Monsieur le président, je les ai vus pour la première fois aujourd’hui ». «  Je ne suis jamais allé au Carlton, les rencontres avaient lieu en Belgique, à Washington, ou chez moi à Paris. »

>>> Les protagonistes du procès de l’affaire du Carlton

Le témoignage de l’ex-patron du FMI n’est pas prévu avant le 11 février.