Liège: Les étudiants des HEC veulent améliorer la ville

Les nouvelles technologies peuvent-elles améliorer la vie en ville, la gestion de celle-ci, de ses flux, de ses habitants ? Les étudiants de HEC-ULg en sont convaincus. Sous la coupole du Smart City Institute des HEC et de son incubateur, le City Lab, ils se sont rassemblés en groupes de cinq afin de plancher sur des projets innovants susceptibles de rendre la gestion des villes plus durable et réactive.

Soixante projets ont dans un premier temps été ébauchés, portant sur l’optimisation de la gestion des déchets et sur l’amélioration énergétique des bâtiments. Dix de ces projets ont été retenus par un premier jury et au mois de mai, cinq seront sélectionnés pour être présentés aux autorités communales. Dans l’espoir que les idées les plus novatrices et potentiellement rentables puissent se traduire en créations d’entreprises.

De quoi parle-t-on ? De CigButtTogether, par exemple, qui vise à une collecte rationnelle des mégots de cigarettes puis à leur transformation en matières premières réutilisables.

Le projet HeatHEC consiste, lui, à valoriser la chaleur produite par les serveurs des centres de données dans les bâtiments de la ville. Il s’agira, estiment les étudiants promoteurs du projet, d’un partenariat gagnant-gagnant : d’une part, les centres de données économiseront sur les coûts liés au refroidissement et l’agrandissement de leurs infrastructures ; d’autre part, les bâtiments publics et privés verront leurs factures d’énergie diminuer.

Récupération de l’énergie encore avec Power Fit : l’idée est cette fois de mettre à profit l’énergie produite par les machines des centres de sport en salle (et surtout par leurs utilisateurs) pour réduire leur consommation électrique. Share your Space consiste en la création d’une application permettant la location de locaux situés dans une entreprise, telle que des bureaux ou des salles de conférences, à des personnes externes à la société et Water Loop part du constat que l’eau potable deviendra une ressource naturelle de plus en plus rare pour développer un projet originellement mis au point par une entreprise suédoise avec la Nasa : l’eau de la douche est filtrée, recyclée et la partie propre est réinjectée dans le circuit, tandis que les résidus vont dans les eaux usées. Grâce à cette technologique qui fonctionne avec de la nanotechnologie, la consommation d’énergie lors de la douche est réduite de 80 %, et de 90 % pour l’eau. La facture énergétique, elle, est réduite de 15 % environ. La valeur ajoutée du projet liégeois consiste en un panel de services liés à la douche : maintenance, approvisionnement en capsules, connexion à un smartphone… Enfin, le projet B’in Smart propose à la Ville de Liège de remplacer ses poubelles publiques par des poubelles solaires.