Pour la St-Valentin, «Faites l’amour avec un Belge»!

Avec son spectacle, le comédien belge Michaël Dufour cartonne au-delà de nos frontières, preuve que l’humour belge s’exporte bien ! Pour la Saint-Valentin, qui est également le jour de son anniversaire, il se produit à Bruxelles et à deux reprises. Rencontre.

Temps de lecture: 4 min

En tournée depuis 5 ans, Michaël Dufour parcourt la Belgique, la Suisse et toutes les grandes villes de France. Partout, les salles ne désemplissent pas. C’est une véritable histoire d’amour entre la Belgique et la France et pour preuve, son spectacle « Faites l’amour avec un Belge » cartonne ! Le comédien débarque à Bruxelles le jour de la fête des amoureux, une coïncidence ? Interview.

Quel est le pitch de votre spectacle ?

L’histoire d’un Belge gentil, tendre, qui adore son pays. Il tombe amoureux d’une Française, qui va, elle aussi, défendre son pays. Elle est plutôt râleuse, plus prétentieuse que lui… Lui ne fait que des bêtises, il se fait donc attaquer par sa copine et il s’amuse à se défendre. C’est d’abord une histoire de couple, mais aussi une belle histoire d’amour entre la Belgique et la France.

Qu’est-ce qui peut attirer une Française vers un Belge ?

Son côté gentil, pas prise de tête et pas compliqué. Et ce qui va attirer le Belge vers une Française, c’est qu’elle est compliquée, mais surtout très belle.

Le Belge est donc un peu maso ?

Tout à fait ! Sinon il n’irait pas en vacances en France se faire disputer parce qu’il ne commande pas assez vite son soda.

Comment est né ce spectacle ?

J’ai joué pendant une dizaine d’années au Festival d’Avignon avec des one-man-shows. Des spectacles légers, puis « Il a marché sur l’eau mais pas longtemps », qui a très bien fonctionné. Au festival, tout le monde m’appelait le Belge. J’ai eu envie d’écrire un nouveau spectacle sur le Belge. En blaguant avec mes potes français, j’ai compris que la bonne idée serait que ma femme soit Française.

Depuis sa création, ce spectacle a énormément évolué ?

Énormément ! Il a été joué 1.500 fois ! J’ai commencé dans des cafés-théâtres avec peu de moyens avant de me produire dans de plus grandes salles. Chaque minute a été travaillée. C’est vraiment devenu un spectacle efficace avec un rire toutes les dix secondes. On a cassé le 4e mur du théâtre, le spectacle est interactif, le public participe. C’est un spectacle bon-enfant avec énormément de surprises, c’est d’ailleurs la surprise qui fait rire. Le gars qui court pour monter dans le bus et qui tombe, ça fait toujours rire.

Comment expliquez-vous l’immense succès de ce spectacle ?

J’aimerais connaître la recette pour déjà écrire le prochain. (Il sourit.) Les Français ont beaucoup aimé le titre, les gens sont donc venus le voir, ils l’ont aimé, se sont bien amusés… En 2014, j’ai joué plus de 240 fois, ce qui est énorme.

Qu’est-ce qui a pu attirer les Français vers votre spectacle ?

Le Français aime le Belge. L’humour belge fait un carton en France. Les Belges, qui regardent la télé française, sont des enfants de la France. Je pense que le Français sait que le Belge le connaît, mais le Français ne connaît pas bien le Belge. Qui est le Belge ? Il aime faire la fête, au camping ou à l’hôtel, c’est un bon déconneur, il met l’ambiance… On a toujours envie de devenir copain avec un Belge. Donc le Français vient voir le spectacle du Belge. (Il sourit.)

Vous cartonnez en France, à Paris notamment, et pourtant on ne vous voit jamais à la télévision française…

Moi je ne suis pas connu en France, c’est mon spectacle qui l’est. Parfois, je remplis des plus grandes salles que Cauet ou Michel Leeb. Les gens ne viennent pas voir Michaël Dufour, mais « Faites l’amour avec un Belge ».

Vous le regrettez ?

Non, parce que je suis très fier de mon spectacle, mais j’aimerais bien passer dans les médias français. En Belgique, j’ai une certaine notoriété.

Ce samedi 14 février, vous jouez votre spectacle à Bruxelles, à deux reprises. Vous ne fêtez donc pas la Saint-Valentin ?

Je suis né le 14 février, je fête donc mon anniversaire avec toute la salle. (Il sourit.) C’est un véritable bonheur pour un artiste de jouer le jour de son anniversaire.

Vous n’avez pas de Valentine ?

J’ai une compagne, pas encore d’enfant.

Cela fait-il partie de vos désirs ?

Oui, évidemment. Autant, je suis heureux professionnellement et en couple, autant avoir une vie de famille serait un bonheur supplémentaire.

Propos recueillis par Nicolas Dewaelheyns.

« Faites l’amour avec un Belge », ce samedi 14 février à 18h et à 20h30 (complet) au Centre culturel d’Auderghem (Bld du Souverain 183). Rés. : 02/660.03.03 – www.sherpa.bewww.ticketmaster.be

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