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Colin Firth fait le coup de poing

Dans « Kingsman », l’acteur incarne un espion « so british ».

Par la rédaction

Temps de lecture: 4 min

Oubliez le MI6, 007 et tutti quanti : l’élite du renseignement britannique, c’est chez Kingsman qu’on la trouve. Des agents secrets tellement secrets que vous n’en entendrez parler qu’à partir de mercredi prochain, quand Colin Firth sera sur tous les écrans belges dans son impeccable costume trois-pièces. Sa mission : former un gamin surnommé Eggsy (Taron Egerton), puis l’embarquer dans la lutte que Kingsman mène contre un malfaisant génie de la technologie qui a pour nom Richmond Valentine et pour caractéristique principale de ressembler comme deux gouttes de five o’clock tea à Samuel Jackson.

Colin Firth ? Vous avez bien lu… Celui qui fut George VI (Le discours d’un roi, Oscar et Golden Globe à la clé), Valmont pour Milos Forman, joua de l’Oscar Wilde (De l’importance d’être constant) et fit fondre ces dames dans quelques comédies romantiques incarnant un espion façon James Bond ? Le « classically trained British theatre actor », comme on dit dans les dossiers de presse et les biographies officielles ? Eh oui ! Même si ce Kingsman réalisé par Matthew Vaughn (Layer cake, Kick-ass) est mené sur le ton de la comédie, le rôle qui est dévolu à l’acteur n’en est pas moins physique. Très physique !

Ce rôle a nécessité une longue période d’entraînement préalable. Trois heures par jour pendant quelques semaines… « J’ai été surpris de voir à quel point j’aimais ça, confie-t-il. En fait, je crois que je n’ai jamais autant apprécié quelque chose comme j’ai pu apprécier cet entraînement. » Et quand on lui demande pourquoi il ne s’est jamais frotté plus tôt à l’exercice physique, il répond, pragmatique, que personne ne le lui avait jamais demandé ! « Je fais bien un peu de boxe tous les jours, donc oui, j’ai une activité physique, mais je n’avais jamais eu l’occasion de la mettre au service de quelque chose comme cela. Vous savez, en vue d’un tournage, quand on vous demande de passer par la salle de sport, la plupart du temps c’est parce que le scénario prévoit que vous enleviez votre chemise et on a envie de vous voir apparaître en forme. Pour moi, ça n’a donc jamais été quelque chose de l’ordre de la discipline. »

La bande-annonce de Kingsman donne un petit aperçu de genre de bagarres dans lesquelles le personnage joué par Colin Firth s’implique. Dans le film, une autre bagarre, beaucoup plus longue, se déroule dans une église, face aux caméras positionnées au millimètre. « Tout doit se dérouler dans un cadre extrêmement délimité, commente l’acteur. Vous n’avez alors qu’une chose à faire : apprendre tous les mouvements. » Le réalisateur, quant à lui, entendait s’amuser avec l’idée selon laquelle Colin Firth semblerait totalement improbable dans ce rôle, apparaîtrait comme la dernière personne susceptible de faire ainsi le coup de poing. « Il voulait donc que ça soit totalement réaliste. Sinon, tout le monde peut faire appel à un cascadeur pour jouer les doublures ! Avec une doublure, on peut même faire croire que ma grand-mère botte aussi des culs ! Matthew voulait donc que je m’implique pour de vrai. Mais c’était une des conditions à ma présence sur le tournage. Nous nous étions vus un an auparavant, il m’avait demandé si j’étais prêt à faire le travail, à suivre un entraînement… »

De là à dire qu’à 54 ans, l‘Anglais est à l’aube d’une carrière dans le cinéma d’action, il y a un pas. L’intéressé répond avec un petit sourire en coin. « Je pourrais accepter quelques rôles dans le genre, parce que je me trouve plutôt bon là-dedans ! Mais en fait, c’est surtout que je me suis bien plu avec cette équipe, avec laquelle cela a été un vrai privilège de travailler. » Une équipe dans laquelle on retrouve un ancien membre des forces spéciales, un médaillé d’or en gymnastique, un sextuple champion du monde de boxe thaïe et Brad Allan, l’entraîneur de Jackie Chan ! « Ces types forment l’élite de leur métier, et j’ai eu la chance unique de pouvoir travailler avec eux. C’était aussi intimidant ! »

La maxime vaut donc toujours : méfiez-vous d’un espion qui dort… Même s’il s’agit de l’espion britannique typique que tout le monde connaît pour l’avoir vu tant et plus au cinéma. « A ceux qu’on connaît, je rajouterais les détectives. Pour moi, ce sont des personnages similaires. Il y a chez eux quelque chose de l’ordre de la solitude. Bond est une figure solitaire, il est tellement différent de George Smiley (ndlr : John Le Carré) mais qui est un personnage solitaire également. » Mesdames… il y a une alternative à Cinquante nuances de qui vous savez…

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