Doute

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Gwendolyn Rutten hyper à l’aise, insiste-t-elle, dans un gouvernement où la famille libérale occupe le Seize et compte neuf ministres. L’engagement sans faille ne tient pas, pour autant, de l’aveuglement. La N-VA ? Elle pique au passage, expliquant en substance : ils ont sacrifié leur « core business », le séparatisme, chapeau !, moi, je ne serais pas capable de sacrifier pendant cinq ans le « core business » du VLD… Vlan ! Quant au CD&V, Gwendolyn Rutten dit croire totalement à sa loyauté, ce qu’elle illustre de cette façon : le CD&V est à l’origine de cette coalition avec la N-VA, c’est son choix, faire un pas de côté, ce serait se dédire, non ? Re-vlan !

Elle envoie entre les lignes ! Sans oublier qu’entre chrétiens-démocrates et nationalistes, elle trace ici la troisième voie, libérale, royale à suivre la présidente du VLD. Qui ne se perd pas (plus) en vaines polémiques : elle avait dit pis que pendre des militaires en rue (« La Belgique, ce n’est pas Kaboul ! »), on ne l’y prendra plus : « Il faut garantir la sécurité des citoyens, l’armée protège des infrastructures, c’est une bonne décision du gouvernement ».

A son propos, Gwendolyn Rutten souligne à l’envi : il y aurait, entre partenaires, bien davantage qu’un accord mais un pacte, de fer et de génération entre présidents quadras ! Justifiant par ce biais aussi d’avoir expédié la tripartite d’Elio Di Rupo – qui appréciera.

On se dit tout de même que s’affirmer à ce point en militante ultra de la suédoise, absolument sûre de son sort, c’est un tout petit peu suspect, et qu’elle a un léger doute au fond. Normal.

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