Liège: le public pourra monter au sommet de la tour des finances

La semaine dernière (Le Soir du 11 février), nous vous relations les récriminations des représentants du personnel des finances à l’occasion du déménagement dans la nouvelle tour. Ce lundi, le SPF Finances a convié la presse à visiter une partie de l’immeuble qui culmine à 118 mètres de haut. A commencer par cette grande salle du 25e étage, situé à la pointe de l’immeuble qui offre une vue unique sur la Cité ardente : le grand public pourra y accéder une fois par an, lors des journées du Patrimoine.

Au quotidien, c’est au rez-de-chaussée que le contribuable sera accueilli, dans un des 20 « front office », ces cellules parfaitement isolées qui permettront un échange discret avec l’agent chargé de l’encodage de la déclaration d’impôts notamment. « Lors des grands rushs, nous pouvons ajouter dix bureaux supplémentaires en utilisant nos salles de formation », explique Nicole Magermans, responsable logistique en charge du déménagement. Par contre, la salle d’attente d’une cinquantaine de places n’est pas extensible, ce qui pourrait, aux yeux des organisations syndicales, poser quelques problèmes d’engorgement. A voir d’ici la date fatidique de remise de déclaration…

Laurent Vrijdahs, l’administrateur général de la Régie des bâtiments qui loue la tour à Fedimmo pour y loger les 1.100 agents du SPF Finances en convient : « L’espace de travail a été réduit, passant de 70.000 à 50.000 m2. Mais, en échange, il s’agit de bureaux plus fonctionnels, mieux équipés, mieux isolés et pourvu de système performant de classement. » A l’instar de ces « compactus », armoires mobiles particulièrement généreuses en espaces de rangement. « Au final, le loyer (5,9 millions d’euros par an) est 5 % plus cher que les sommes des loyers précédents (11 bâtiments différents) mais nous allons faire d’importants gains en consommation énergétique et des économies d’échelle. » Pour rappel, le bâtiment est équipé de châssis triple vitrage dont certains ont dû être remplacés suite à des mouvements de torsion de la tour.

A part quelques vieux tiroirs à fiches et l’une ou l’autre plante verte, tout respire le neuf dans la tour. « Nous avons remplacé l’ensemble du mobilier pour un coût d’environ 2,5 millions d’euros », explique Nicole Magermans qui nous montre des bureaux où les agents ont pu décorer leur espace de travail et apporter de la végétation. « Ce que nous ne voulons plus, c’est un laisser-aller au niveau de l’entretien de ces plantes avec des feuilles mortes et des traces d’eau sur le sol », explique Alain Leboutte, économe. Quant au manque d’effectifs de nettoyage dénoncé par les syndicats, il n’est toujours pas résolu. « Il nous faut une vingtaine de personnes pour les 140 heures quotidiennes nécessaires à l’entretien de la tour et nous n’en avons toujours que 15 », poursuit Alain Leboutte. Les engagements sont toujours gelés au niveau ministériel.