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Reportage aux funérailles de Dan, le gardien assassiné élevé au rang de héros

Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles de Dan Uzan ce mercredi à Copenhague.

Journaliste au service Société

Par Ludivine Ponciau

Temps de lecture: 3 min

Copenhague a fait ses adieux, mercredi après-midi, à Dan Uzan, l’une des deux victimes tombées samedi et dimanche sous les balles du terroriste d’origine palestinienne de 22 ans, Omar el-Hussein. Dan, 37 ans, surveillait l’une des entrées de la synagogue de Krystalgade lorsqu’il a été mortellement touché à la tête.

Des images de cortège funèbres, de familles en deuil épaulées par les officiels auxquelles on s’habituerait presque, tant les cérémonies d’hommage aux victimes des attentats perpétrés en Europe se sont succédé ces dernières semaines.

Trop importante que pour tenir dans la petite synagogue, la foule s’est égrainée entre les tombes de Vestre Kirkegård (le cimetière juif de Copenhague). Parmi les centaines de personnes venues assister à ces funérailles placées sous protection policière, quelques officiels : la cheffe du gouvernement, Helle Thorning-Schmidt, le ministre de la Justice et le Grand Rabbin, Jaïr Melchior.

Prenant la parole en anglais, comme pour souligner le caractère universel de la tragédie, l’un des proches de la victime a salué le courage de celui qui a donné sa vie pour protéger toutes ces personnes qui, à l’intérieur de la synagogue, participaient ce soir-là à une bar-mitsvah, « contre ceux qui veulent la mort de tous les juifs ». Il a ensuite décrit un jeune homme serviable, altruiste mais aussi déterminé.

Très impliqué dans sa communauté, Dan Uzan était également un grand sportif. Gardien le soir de sa mort de la Grande Synagogue, il l’avait également été pour l’équipe juive de football Hakoah, et membre depuis près de dix ans de l’équipe de basket de Horsholm (au nord de la ville). Après avoir fait ses classes à l’école juive de Copenhague, il avait décroché un diplôme universitaire en économie.

« Ils ne savent pas que je suis juive »

Présente dans la foule, une juive nous expose la raison de sa présence aux funérailles de cet homme qu’elle ne connaissait pas. « Pour attester de l’unité de la communauté et pour remercier Dan pour ce qu’il a fait ». Elle nous confie que sa situation est un peu particulière étant donné qu’elle travaille dans l’école où a été scolarisé Omar el-Hussein. « Je ne me souviens pas de lui mais je connais quelques-uns de ses amis. Depuis lundi, nombreux sont ceux qui viennent me trouver car ils cherchent une explication à son acte. En réalité, ils ne savent pas du tout que je suis juive. Regardez-moi, je pourrais être de n’importe quelle origine. Comme quoi, au-delà des confessions et de l’appartenance à telle ou telle communauté, c’est la personne qui compte ».

Que pensent-ils ces amis, des actes commis par leur camarade ? Le considèrent-ils comme un terroriste, comme un héros, un martyr ? « On peut toujours dire que c’était un bon ou un mauvais gars… Moi je pense surtout qu’il est le produit de la société. Que chacun de nous est responsable de ce qu’il est devenu ».

Lire >>> Sécurité à Copenhague : les reproches de la communauté juive

 

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