Aidants-proches: le gouvernement revient sur sa décision

Le gouvernement fédéral a confirmé vendredi un dispositif pour les aidants-proches, employés, indépendants ou demandeurs d’emploi permettant à ces derniers d’être libérés durant 48 mois de l’obligation de rester actifs dans la recherche d’un emploi s’ils doivent s’occuper d’un membre de la famille (jusqu’au 2e degré) confronté à des problèmes de santé. Le système est calqué sur celui du crédit-temps motivé dont les modalités ont été élargies par arrêté royal du 23 décembre dernier. L’ayant droit bénéficiera également d’une allocation.

Plusieurs écueils doivent encore être franchis pour parfaire le système dont la recherche d’une solution pour les problèmes d’assurance (les accidents ne sont pas rares durant la période d’accompagnement d’un proche malade), selon le ministre de l’Emploi Kris Peeters. Le ministre Daniel Bacquelaine a pour sa part activé un groupe de travail, qui se réunira dès le 3 mars afin d’étudier les possibilités de constitution de droits en matière de pensions.

Travailleurs indépendants

Le nouveau système d’aidant-proche vaudra également pour les travailleurs indépendants. Ceux-ci pourront bénéficier de prestations garanties pendant deux trimestres, a expliqué vendredi le ministre des Classes moyennes Willy Borsus. Ils pourront toucher un montant équivalent à la pension minimale des indépendants, quelque 1.060 euros par mois. Ils seront également dispensés, durant six mois, de cotisations sociales, avec maintien des droits.

Le gouvernement est ainsi revenu sur sa décision de supprimer les conditions permettant à un demandeur d’emploi de se soustraire à ses obligations de recherche active de travail en cas d’accompagnement d’un proche malade. La mise au jour de cette décision, bien que prévue par l’accord de gouvernement, avait constitué un tollé il y a quelques jours, le CD&V tentant de convaincre ses partenaires d’aménager le dispositif.

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