Florence Reuter, l’adoubée bourgmestre de Waterloo

Elle avait six ans pour reprendre la succession de Serge Kubla. La voilà bourgmestre plus tôt que prévu.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Waterloo menait une vie tranquille. Sous la houlette de Serge Kubla, qui vient de donner sa démission, chaque échevin menait sa tâche pour le bien-être de la population, chacun rêvant dans son coin à une possible succession. Jusqu’à ce que débarque une blonde à la popularité croissante depuis son passage au JT de RTL-TVI. Autant écrire qu’elle ne fut pas la bienvenue, d’autant plus que le bourgmestre la présenta tout de suite comme celle qui était destinée à le remplacer. A la Région d’abord, puisque Serge Kubla annonçait son intention de ne plus s’y représenter. A la Commune ensuite, dans un futur de six ans. Le destin en a décidé autrement.

Originaire de Nivelles où son papa exerçait le métier de conducteur de travaux tandis que sa maman était soigneuse, Florence Reuter a dix ans lorsqu’elle découvre dans une revue scolaire la présentation du métier de journaliste, « avec une jeune fille qui tapait à la machine, c’était encore la norme ». Le déclic est immédiat. De l’Athénée de Nivelles, elle passe à l’Université libre de Bruxelles. Et c’est lors d’un stage à Antenne Centre, la télévision locale de La Louvière, qu’elle se fait remarquer. « J’y ai fait tous les reportages de la vie locale. » Son premier salaire lui servira à acheter un… congélateur. Déjà une vie trépidante l’empêchait de cuisiner. Après un court passage à la RTBF, la voilà qui entre chez RTL-TVI où elle connaît une rapide ascension.

Jusqu’à ce que, déjà maman de deux enfants, elle se rende compte d’un manque : « Je voulais me rendre plus utile à la société. J’ai pensé à travailler dans une organisation non gouvernementale, avant de croiser Didier Reynders, à l’occasion des élections. »

Bien qu’habitant déjà Waterloo, elle se présente aux élections fédérales à Bruxelles et, après un petit mois de campagne, se fait tout de suite élire. Ses domaines de prédilection n’ont pas changé depuis. Ils touchent tout ce qui a trait au social, de la petite enfance à l’aide à la jeunesse. Sa première proposition de loi fut celle consacrée à la possibilité d’utiliser les chèques-repas pour la garde d’enfants. On en parle toujours… « Il était logique de me présenter à la Région wallonne puisque ce sont, en fait, des matières qui sont de son ressort. » Elle se fera remarquer par l’adoption de l’interdiction du port de signes convictionnels ostentatoires dans la fonction publique.

Depuis les élections communales de 2012, la première échevine s’était impliquée dans ses dossiers et avait déjà à son actif l’obtention de subsides pour l’école communale de Mont-Saint-Jean, une nouvelle cantine scolaire à l’école communale du Chenois et la modification du marché de Noël. Désormais comme bourgmestre, elle compte poursuivre le programme de la majorité, dont le fameux « Cœur de Ville », la future place communale. Ce samedi, celle qui est mariée à Georges Dewulf, un autre ancien journaliste de RTL-TVI, et qui est désormais mère de trois enfants, a déjà téléphoné à tous les échevins pour demander leur soutien…

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