Robin Wright: «Il ne faut jamais supplier»

Depuis son rôle de Kelly Capwell dans le saop-opéra « Santa Barbara », à la fin des années 80, jusqu’à la série politique de Netflix « House of Cards », Robin Wright s’est transformée en femme classe et sûre d’elle. L’actrice qui se rêve désormais réalisatrice juge qu’il est urgent qu’une femme prenne la tête de son pays, les États-Unis.

Temps de lecture: 3 min

Vous définissez-vous comme féministe ?

Ça dépend de ce que cela veut dire dans votre pays…

L’égalité entre les hommes et les femmes, en matière de salaire par exemple…

Là, oui. Je suis d’accord avec vous.

En cette Journée internationale de la femme, quelles sont les demandes que vous aimeriez formuler ?

L’utilisation du mot « demandes » peut être dangereuse quand il est utilisé par notre genre. Je pense que l’on doit juste trouver une nouvelle manière de délivrer nos exigences. Apparemment, cela ne fonctionne pas quand les femmes se lèvent et essayent de surpasser le pouvoir des hommes. Ils ne réagissent pas vraiment à ce genre de démarches. Je pense que nous devons établir un nouveau plan pour obtenir nos demandes mais sans se retrouver à les supplier. C’est vrai qu’il y a une inégalité qui existe depuis des années et il est grand temps que cela cesse.

Que pensez-vous des Femen qui pratiquent un féminisme extrême ?

Je n’avais jamais entendu parler de ma vie de ces femmes à moitié nues qui sautent sur des hommes politiques. Vous avez ça en Europe ? Sérieusement, ça me fait peur ! Je crois que je vais vite rentrer en Amérique !

Justement, l’Amérique est-elle prête à élire une Présidente ?

Bien sûr ! Oui ! Il est plus que temps. Une femme présidente cela apportera une nouvelle manière de penser.

Comment ça ?

Nous avons toujours eu des gentlemen pour nous diriger. Or, les femmes utilisent une autre partie du cerveau. À peine, vingt-et-un membres du Congrès et du Sénat sont des femmes. Ensemble, elles sont parvenues à résoudre des crises en moins d’une heure et demie, en s’asseyant à une table et en discutant. Les femmes sont douées pour mettre les idées en commun. Elles vont toujours écouter et demander aux autres ce qu’ils pensent. J’ai lu une étude qui montre que les hommes sont beaucoup trop combatifs dans les réunions de groupe. C’est pour ça que rien ne bouge au bouge au Congrès ! Alors, au lieu de se battre, pourquoi notre pays n’essaierait-il pas une autre option qui semble si bien fonctionner ? Après, je n’y connais rien en politique mais on voit que les femmes ont quelque chose de différent et d’intéressant à apporter.

Trouvez-vous que votre personnage de Claire Underwood dans « House of Cards » est un modèle pour les femmes ?

Je ne fais que jouer son rôle. J’ai lu des articles à ce sujet qui allait dans ce sens mais je ne sais pas si c’est vrai. Je ne vais jamais revendiquer être un modèle en tout cas. On va jusqu’à me demander si j’ai des conseils pour les couples qui ne vont pas bien. Je ne sais pas ce que les gens attendent de moi et je ne comprends pas pourquoi on me pose ce genre de questions tout le temps.

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