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Contre la liaison routière vers la Citadelle

LIEGE Pour l’ASBL « Sauvegarde des Coteaux », la prolongation de l’autoroute n’offre qu’une solution très partielle

Temps de lecture: 2 min

L’hôpital de la Citadelle souffre d’un déficit chronique d’accessibilité et de stationnement. D’autant plus criant aujourd’hui qu’un de ses concurrents, le CHC, s’apprête à bénéficier d’une connexion directe à l’autoroute avec un parking de 2000 places (Le Soir du mercredi 4 mars). Parmi les solutions à l’étude, la prolongation de l’autoroute, de Vottem jusqu’à l’arrière de la Citadelle, sous un gabarit de deux fois 1 bande, déboulant sur le site classé des Coteaux. Le dossier n’en est qu’à ses débuts (instruction à la direction des routes de Liège) mais il soulève déjà une opposition.

Ainsi, l’ASBL « Sauvegarde et Avenir des Coteaux de la Citadelle » qui regroupe environ 500 membres dont 150 adhérents, se positionne d’emblée contre le projet de liaison routière entre l’échangeur de Vottem et le pré Fabry. « Nous revendiquons depuis sa création (NDLR : années 70) la suppression de la réservation foncière prévue au plan de secteur pour cette nouvelle voirie. Outre le fait qu’elle détruira un des sites protégés les plus remarquables du territoire communal liégeois, elle n’apportera qu’une solution très partielle aux problèmes d’accessibilité de l’hôpital. De plus, elle créera une demande supplémentaire en parking qui induira à son tour de nouveaux besoins d’accessibilité voiture », déclare Pierre Périlleux, président de l’ASBL.

« Les Coteaux de la Citadelle ne doivent pas être victimes des concurrences internes du secteur hospitalier liégeois. Cette idée de nouvelle liaison routière démontre qu’aucune leçon n’a été retenue des erreurs commises par le passé en ce qui concerne l’aménagement du territoire, poursuit Pierre Périlleux. Croire que la fluidité des déplacements des personnes qui se rendent à l’hôpital passe par le prolongement de l’autoroute est une absurdité. Sans compter les coûts financiers exorbitants pour la construction et l’entretien de ce tronçon alors même que la Région wallonne n’a pas la capacité d’entretenir et de rénover le réseau actuel ». L’association préférerait voir se développer des alternatives comme le transport en commun. Et promet d’être « vigilante ».

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