Les femmes iraniennes réduites à des «machines à faire des bébés»

Amnesty International accuse l’Iran d’essayer de « priver les femmes de droits essentiels » par l’introduction d’une série de nouvelles lois pour relancer la natalité dans le pays.

Temps de lecture: 2 min

Le rapport d’Amnesty international dénonce deux des nouvelles lois qui sont susceptibles d’êtres adoptées en Iran.

La stérilisation volontaire devrait être prochainement interdite d’après la première des deux mesures. Cette loi prévoit également d’interdire l’information à propos de la contraception. Une mesure qui pourrait avoir comme conséquences des grossesses non-désirées, une hausse des maladies sexuellement transmissibles mais aussi des avortements pratiqués illégalement.

La seconde loi, qui sera examinée dans le courant du mois d’avril en Iran, pourrait obliger les sociétés privées et publiques à engager en priorité des hommes qui ont déjà des enfants, qui sont déjà mariés ou les mères de famille. Cette mesure aurait pour conséquence la mise à l’écart des femmes célibataires, de celles qui ont décidé de ne pas avoir d’enfant ou qui sont dans l’incapacité d’en avoir.

Amnesty International tire la sonnette d’alarme

Ces deux nouvelles lois introduites par le parlement iranien vont « ramener les droits des femmes et filles en Iran des décennies en arrière  » selon Amnesty International.

« Les autorités encouragent une culture dangereuse, qui prive les femmes de droits essentiels et les considère comme des machines à faire des bébés, et non comme des êtres humains qui jouissent de droits fondamentaux leur permettant de faire des choix pour leur corps et leur vie », lance Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une