Bataille de Waterloo: la Belgique veut frapper une pièce de… 2,50 euros

La France, soutenue par un certain nombre de grands pays européens, a marqué son opposition à la création d’une pièce de deux euros frappée par la Monnaie royale de Belgique à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, a indiqué jeudi le porte-parole du SPF Finances.

« Je suis quelque peu surpris de toute cette agitation. L’Europe a bien d’autres dossiers à traiter et de défis importants à relever pour perdre son temps et son énergie dans cette affaire », a réagi ce jeudi le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, par voie de communiqué.

Selon le journal The Telegraph, les Français voyaient d’un mauvais oeil la création d’une pièce de deux euros ayant cours légal pour la commémoration du bicentenaire de la bataille de Waterloo, qui s’est soldée par une défaite française face à une coalition européenne et la mort de 55.000 personnes en une journée.

Une solution alternative

En raison du soutien d’autres grands pays européens à l’opposition de la France, un vote au sein du Conseil ECOFIN (composé des ministres de l’économie et des finances des États membres, ndlr) ou du Conseil des ministres de l’Union européenne aurait été favorable à ces pays en raison de leur poids respectif et du nombre de leurs habitants, explique Francis Adyns, porte-parole du SPF Finances. La Belgique envisage donc une solution alternative pour frapper tout de même une pièce commémorative à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo. En frappant des pièces de 2,50 euros, la Belgique peut se passer du consentement des autres membres de l’Union européenne, relève le porte-parole du SPF Finances.

La commémoration de la bataille de Waterloo est prévue durant quatre jours à partir du 18 juin prochain et devrait attirer environ 200.000 personnes, d’après les organisateurs. Le budget total pour l’organisation des commémorations avoisinera 5 millions d’euros.