Les Maisons de justice doivent signaler les nouveaux «barbus»

Elles sont priées par le ministère de dresser la liste des cas suspects de radicalisation. Émoi chez les agents qui dénoncent l’amalgame.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Autrefois gérées par l’Etat, les Maisons de justice dépendent des Communautés depuis le 1er  janvier. Il y en a treize du côté francophone. Parmi d’autres, ces institutions contrôlent (et aident) les personnes en libération conditionnelle, les condamnés sous bracelet électronique, ceux à qui l’on a imposé une peine de travail, etc.

Les agents des Maisons de justice (ils sont environ 700 en Communauté française) ont reçu un courriel de leur administration, mardi, et ce, à la demande de Rachid Madrane (PS), ministre de l’Aide à la jeunesse et des Maisons de justice.

Ce courriel tient en deux points.

Il demande aux agents de communiquer au ministère, pour ce vendredi, la liste de toutes les personnes qui sont actuellement gérées par les Maisons de justice (libérés conditionnels, personnes en probation, etc.) et qui auraient été condamnées pour des faits de terrorisme.

Jusqu’ici, ça va.

L’autre point : on demande aux Maisons de justice un inventaire « précis » des justiciables qui n’ont aucun fait de terrorisme à se reprocher « mais qui ont manifesté des signes de radicalisation (changement d’attitude, ne plus vouloir serrer la main d’une femme, devenir barbu ou s’habiller en respectant strictement les critères du Coran alors que ce n’était pas le cas auparavant, abandon d’activités ludiques que la personne aimait faire avant, etc.). »

Ceci a créé de l’émoi, chez des agents des Maisons de justice. Ils dénoncent l’amalgame (« Barbu ne veut pas dire radicalisme et/ou terrorisme »). Et ils regrettent d’être transformés en « indicateurs du renseignement ou de la Sûreté de l’Etat ».

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