GBL change de capitaine mais pas de cap

Rayon stratégie, Ian Gallienne insiste sur la continuité. À 89 ans, Albert Frère avait déjà délégué la gestion journalière alors qu’il gardera un pouvoir décisionnel sur les opérations majeures en tant que premier co-actionnaire. « La holding poursuivra la rotation au sein de ses actifs stratégiques, réduisant son exposition à des valeurs offrant un dividende élevé comme GDF Suez pour s’orienter davantage vers des valeurs de croissance » détaille l’Administrateur-Délégué. GBL avait ainsi acquis 15 % de SGS, leader mondial de l’inspection et de la certification, en 2013.

Les jeunes pousses

La holding a également accumulé des participations dans Umicore et Ontex, des investissements dits pépinière, c’est-à-dire d’au moins 250 millions mais pas (encore) suffisamment importants pour être considérés comme stratégiques. Ian Gallienne explique viser une position d’important actionnaire minoritaire (15 % à 20 %) afin d’accompagner le développement de la société à l’image de la fusion de Lafarge avec Holcim, les deux premiers cimentiers mondiaux. Le manager ne ferme pas la porte aux sociétés non-cotées tout en précisant que les fonds actifs dans le domaine profitent de l’abondance dette bon marché, faisant grimper les prix. GBL se montre ainsi « patiemment pressée  » dans l’investissement de son importante trésorerie (1,8 milliard).

Vers un bon cru 2015 ?

Afin de générer des revenus réguliers malgré la vente de titres généreux en dividende, elle compte sur son pilier financier (investissements dans des fonds, etc.) qui a déjà fourni un premier dividende de 27 millions en 2014 détaille William Blomme. Le Directeur financier précise également que la valeur intrinsèque de GBL a déjà bondi de 10 % depuis le 1er janvier, profitant pleinement du bon comportement des Bourses européennes.