Un duo néo-louvaniste remporte le Solvay Business Game

Ces 13 et 14 mars, 400 étudiants ont participé à Bruxelles à la 8ème édition du Solvay Business Game. Un quart d'entre eux venaient d'universités à l'étranger pour ce concours qui a désormais valeur de référence au niveau européen.

Durant 48 heures, ils ont dû par petites équipes relever 5 défis imposés par les entreprises partenaires de l'événement. Unilever a par exemple demandé aux participants de quelle manière la consommation de thé pouvait être stimulée en Belgique, pays où les gens boivent plus de café en général. Electrabel a défié les étudiants à trouver une opportunité d’investissement dans la supply chain des véhicules électriques. La SNCB a fait appel à la créativité des étudiants : comment arranger un espace de 20m2 dans les gares afin de rendre les trajets des navetteurs plus agréables. BDO a simulé une fusion de deux entreprises et les participants devaient ensuite négocier le meilleur prix de vente. La marque de montres Baume & Mercier leur a demandé d’imaginer la marque dans 30 ans, à l’heure où Apple se lance dans la commercialisation de montres intelligentes. Enfin, McKinsey, le parrain de l’événement, a demandé aux jeunes talents de présenter leur stratégie pour contrer le virus Ebola.

Au terme de ces différentes épreuves, les meilleurs ont été conviés à une finale basée sur un concours d'éloquence. Ils ont pu improviser des débats sur des thèmes très divers, par équipes de deux, devant une salle surchauffée de plus de 500 personnes. Un beau baptême du feu.

Les gagnants de cette année dans la catégorie « master » sont Jérémy Denisty et Marine Van Halle, de la Louvain School of Management. Isabelle Pin et Amandine Jayé de Solvay l'ont emporté dans la catégorie « bachelor ».

Nul doute que leurs noms sont déjà épinglés par des employeurs à la recherche de talents. Bien que la vocation première du Solvay Business Game soit surtout de préparer les étudiants en commerce à la réalité des (grandes) entreprises, et accessoirement à une belle carrière, le volet entrepreneuriat/intrapreneuriat y gagne en importance au fil des ans. Cette année, le cofondateur d'une start-up (et ancien de Solvay), à savoir Nicolas Finet de Sortlist.com, était membre du jury, à côté de dirigeants d'entreprises bien établies, ce qui témoigne de l'évolution des mentalités.