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Quel avenir pour Ecolo? Les candidats à la co-présidence ont répondu à vos questions

Chloé Deltour-Christos Doulkeridis et Zakia Khattabi-Patrick Dupriez, candidats à co-présidence d’Ecolo, ont débattu en vidéo à la rédaction du Soir.

Par la rédaction

Temps de lecture: 4 min

Quel ticket entre celui de Chloé Deltour-Christos Doulkeridis ou Zakia Khattabi-Patrick Dupriez sera élu à la co-présidence d’Ecolo ?

Quelques jours avant le vote (le dimanche 22 mars), les candidats ont répondu à vos questions et à celles du service politique.

Voici le résumé du débat

Quel serait le premier geste que vous poseriez si vous étiez élus à la présidence du parti ?

Zakia Khattabi : « Il faut ramener une diversité de profils. Il faut s’adresser à des publics particuliers qui ne sont pas habitués à nous entendre. Je pense notamment à l’immigration. Je suis rentrée chez Ecolo il y a 20 ans. Le parti proposait autre chose que la pensée unique. Il y a un autre projet que celui qui garde le nez sur la croissance. Un projet politique qui me dit que nous sommes citoyens, ça, c’est le projet d’Ecolo. Mon projet à moi c’est de faire en sorte que ceux qui le veulent puissent accéder au logement privé. »

Christos Doulkeridis : « Après avoir parlé avec la population de divers coins de notre pays, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes étaient déçues, il faut les remobiliser. Quand on est coprésident, il faut donner envie, on doit convaincre. S’ouvrir au public est fondamental. Ecolo dans son discours s’adresse sociologiquement à un groupe beaucoup trop restreint. Les indépendants souffrent et pensent qu’on ne s’adresse pas à eux. On doit parvenir à sortir de nos débats et ainsi pouvoir s’élargir au public. »

Chloé Deltour : « Les élections ont été un coup de massue. Le premier message est de se rassembler. On doit aller de l’avant tous ensemble ! Il faut également avoir une présence forte sur le terrain. Les portes d’Ecolo sont ouvertes si vous voulez faire avancer la société. »

Patrick Dupriez : « Réaffirmer les initiatives politiques. Il faut rassembler les verts, ceux qui sont au sein du parti mais aussi ceux qui ont pu s’éloigner. On doit aller sur le terrain, rencontrer la population. »

Quel est le positionnement idéologique d’Ecolo ?

Christos Doulkeridis : « Il ne faut pas être dans la dénonciation. Il faut construire une alternative et se battre contre les autres forces. On doit aller derrière une pensée unique qui nous mène droit contre un mur. Il faut apprendre de nos erreurs passées. Et cela, Syriza en Grèce l’a très bien compris. Un discours politique ne suffit pas, ils ont réussi à incarner l’espoir mais proposent aussi de construire une alternative.  »

Zakia Khattabi : « La difficulté est de porter un discours alternatif quand on est dans la majorité. Ecolo a été englué dans les discussions et les participations à la majorité. Plus on pèsera dans un gouvernement, plus le projet pourra être mis en œuvre. Le parti aurait dû continuer dans sa lignée de base mais la stratégie utilisée par le passé a fait que le parti n’a pas existé pendant 5 ans. »

Chloé Deltour : « Nous sommes pour un front de l’espoir. Oui nous sommes de gauche mais le projet d’Ecolo ne doit pas être réduit à la gauche ou la droite. L’émancipation par exemple est d’une plus grande envergure. On gagne en allant chercher des voix partout. Le programme politique d’Ecolo transcende l’axe gauche-droite puis nos idées ne sont pas forcément catégorisées à gauche ou à droite. »

Patrick Dupriez : « Le positionnement idéologique ce n’est pas ce qu’il y a de plus important. Ce qui est frappant dans le débat gauche/droite, c’est la course qu’il y a pour se définir. L’enjeu est de savoir le projet que l’on veut porter. Nous ne voulons pas réduire les gens au rôle de consommateurs, de travailleurs. »

Quels sont les points forts et points faibles de chaque équipe ?

Zakia Khattabi : « Le point fort c’est sûrement Chloé Delcourt. Le point faible, c’est peut-être le déséquilibre dans le duo. »

Christos Doulkeridis : « Le point fort c’est qu’ils sont préparés depuis quelques mois en regroupant des personnes autour d’eux, même si tout cela peut être un point faible. »

Chloé Deltour : « Sans hésitation, leur point fort c’est leur faculté à avoir pu s’entourer de beaucoup de personnes et d’être portés par un groupe. Leur point faible, c’est le fait qu’ils aient été fort formatés par leur expérience parlementaire. »

Patrick Dupriez : « La fraîcheur de leur duo c’est évidemment leur point fort, ainsi que leur petite touche d’audace. Mais leur fraîcheur peut également être leur point faible. »

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