Ce qu’il faut savoir de la manif des services publics de ce jeudi

Les actions syndicales contre les mesures gouvernementales se poursuivent. Après la concentration interprofessionnelle de près de 10.000 militants, mercredi dernier, Place de la Monnaie, à Bruxelles, ce jeudi, c’est au tour des travailleurs des services publics à manifester leur opposition à la majorité fédérale. Ils se rassembleront, dès 11 heures, sur la même place, au cœur de la capitale pour rappeler leurs inquiétudes et leurs revendications : « Elles n’ont pas varié » souligne Michel Meyer, le vice-président de la CGSP : « Nous combattons la suppression du saut d’index, nous nous opposons aux attaques contre les pensions du secteur public, contre la suppression de la bonification accordée au diplôme, contre le blocage des recrutements. » Ne plus remplacer qu’un fonctionnaire sur cinq, c’est de l’hérésie » prolonge Roland Vansaingele, secrétaire général de l’organisation. Quel sera l’impact de cette concentration de militants – « il ne s’agit pas d’un appel à la grève » rappellent les responsables syndicaux sur les services publics ?

Administrations. Elles seront touchées à des degrés divers, en fonction de la mobilisation des agents. On peut donc s’attendre à des perturbations dans certains services ou dans certaines administrations communales.

Transports en commun. Le réseau des Tec sera inévitablement perturbé dans les zones de Charleroi, de Liège-Verviers, du Brabant wallon et de Namur-Luxembourg. Les conducteurs sont couverts par l’action de ce jeudi sur base d’un préavis de grève. Certains dépôts seront vraisemblablement fermés. Les chemins de fer, en revanche, ne devraient pas être touchés. « Nous devrons peut-être signaler des retards de quelques minutes, en fonction du taux de participation des conducteurs à la concentration de jeudi. Mais l’impact sera très faible. Rien à voir avec les perturbations que nous avons connues ce mercredi suite à l’action du Syndicat autonome des conducteurs de trains. » rassure-t-on à la SNCB.

Ecoles. La concentration de ce jeudi va-t-elle se faire ressentir dans les écoles ? « Non, répond Pascal Chardome (CGSP-enseignement). Ce sera une concentration de délégués. Bien sûr, nous couvrons les militants qui souhaiteront être présents à la concentration. Mais, en gros, cela ne perturbera que très peu les écoles. Dans chaque école, il y aura quoi ? Un prof absent, deux… Dans le secondaire, les élèves iront à l’étude ou seront licenciés. Dans le primaire, il n’y aura aucun problème. » Eugène Ernst (CSC-enseignement) prolonge : « Perturber les écoles n’est vraiment le but ! Nous voulons juste envoyer un message au gouvernement Michel. Nous avons invité à la concentration nos délégués, pas tous nos militants. Les écoles, si elles sont touchées, ne le seront que très faiblement. »

Le calendrier des prochaines actions

Ce vendredi. Le conseil consultatif de la magistrature s’associe à la journée d’alarme pour la Justice, aux côtés des chefs de corps, des associations de magistrats, du personnel judiciaire et des barreaux pour réclamer l’allocation des moyens minimum indispensables au fonctionnement de la Justice.

Le dimanche 29 mars. La grande parade, une action organisée par Hart Boven Hart et Tout Autre Chose auxquels s’associeront les syndicats, des citoyens, des familles et une série d’autres organisations des quatre coins du pays et de tous horizons.

Le 31 mars. C’est la première des deux journées bloquées par le front commun syndical pour organiser des manifestations régionales. Les affiliés de Bruxelles, du Brabant wallon (et sans doute du Brabant flamand) sont attendus dans les rues de la capitale fédérale.

Le 1 er avril. Deuxième journée de manifestations régionales. Deux grandes actions sont prévues en Belgique francophone, l’une à Charleroi, la seconde à Liège.

Le syndicat autonome des conducteurs de trains (SACT) a déposé lundi un préavis de grève nationale s’étalant entre le 31 mars et le 2 avril. L’arrêt de travail débutera le 31 mars à 3 heures du matin pour se terminer 48 heures plus tard, le 2 avril.

Le 22 avril. Grève générale de tous les services publics du pays, à l’appel de la CGSP.