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Mini-sommet «entre grands» sur la Grèce: Charles Michel pas d’accord

L’initiative du président du Conseil Donald Tusk a fortement mécontenté le Premier ministre qui a confié son sentiment au Soir ce jeudi matin.

Chef du service Monde

Par Jurek Kuczkiewicz

Temps de lecture: 3 min

Un mini-sommet informel « entre grands » avec Tsipras, en marge du Conseil européen qui se tient ces jeudi et vendredi  ? L’initiative du président du Conseil Donald Tusk a fortement mécontenté le Premier ministre belge Charles Michel. Celui-ci a confié son sentiment au Soir ce jeudi matin :

« Je pense que cette initiative constitue un problème, et je l’ai fait savoir à la direction Europe de nos Affaires étrangères, qui l’a fait savoir à Donald Tusk hier soir. Et je compte intervenir sur ce point au Conseil européen tout à l’heure.

De nombreux pays sont potentiellement concernés par la situation en Grèce. C’est une affaire européenne. Il y avait d’autres formats possibles : par exemple une réunion avec les quatre présidents (de la Commission, du Conseil, de l’Eurogroupe, et de la Banque centrale européenne, NDLR), qui auraient procédé ensuite à un débriefing au Conseil. Mais la méthode adoptée ne paraît pas efficace, et elle pose un problème.

Je compte d’ailleurs soulever cette question avant la réunion du Conseil dans notre coordination Benelux, que je préside actuellement. »

Sur la situation de la Grèce elle-même, le Premier ministre n’a pas voulu se prononcer : « J’aurai un nouveau briefing à ce sujet en fin de matinée. »

>>> Lire aussi : Tsipras obtient de Tusk un mini-sommet (abonnés)

Charles Michel n’est pas le seul dirigeant mécontent

Rappelons que le Premier ministre grec Alexis Tsipras souhaitait depuis quelque temps que le sujet grec soit inscrit à l’ordre du jour du sommet des 28 ces jeudi et vendredi. La majorité s’y opposait, de même que le président du Conseil Donald Tusk. Alors que M. Tsipras semble vouloir « politiser » au plus haut niveau la crise entre la Grèce et ses partenaires et financiers de la zone euro, ces derniers considèrent que c’est dans le cadre de l’Eurogroupe (les 19 ministres des Finances de l’Eurozone) que ce problème doit se traiter.

Il l’a été d’ailleurs, et s’est conclu le 21 février après plusieurs semaines de crise, par un accord au sein de l’Eurogroupe : les 18 et la Grèce ont accepté la demande grecque de prolonger son programme d’aide, tandis que les Grecs ont obtenu de pouvoir modifier les réformes internes, de revoir à la baisse les objectifs de résultat budgétaire, mais en s’engageant à ne prendre aucune mesure unilatérale. Depuis le 21 février toutefois, les partenaires de la Grèce constatent que rien ne bouge à Athènes dans le sens de l’exécution de leurs engagements.

Quant à la réunion organisée in extremis par Donald Tusk à la demande d’Alexis Tsipras, elle a immédiatement mécontenté nombre d’États membres de la zone euro. Car elle revient à déléguer, au mépris de toutes les formes existantes, aux « grands » (l’Allemagne et la France) une discussion qui concerne – aussi financièrement – tous les Etats membres de la zone euro.

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