Les écoles devront occuper les élèves dispensés des cours de religions

Joëlle Milquet a confirmé le dépôt d’un décret pour fin avril.

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La ministre de l’Éducation, Joëlle Milquet, a promis devant le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles le dépôt, dès le mois prochain, d’un avant-projet de décret visant à rendre facultatif dès la rentrée prochaine la participation aux cours de morale laïque ou de religions dans l’enseignement officiel, conformément à l’arrêt en ce sens rendu jeudi dernier par la Cour constitutionnelle. Il appartiendra dans un premier temps aux écoles d’occuper ces élèves dispensés.

Le texte législatif, a assuré la ministre lors d’un débat extraordinaire en commission, sera déposé d’ici la fin avril au plus tard afin qu’il puisse être examiné et approuvé par le parlement avant la trêve estivale, et permettre ainsi sa pleine application dès la prochaine rentrée scolaire.

Dès septembre 2015, les parents qui le désirent pourront donc demander à ce que leurs enfants inscrits dans l’enseignement officiel soient dispensés des cours de religions ou de morale laïque, qui étaient obligatoires jusqu’à présent.

Mme Milquet (cdH) ne s’attend toutefois pas à une avalanche de demandes de dispenses.

En Flandre, où la présence aux cours de religions ou de morale laïque est facultative depuis plus de dix ans déjà, les élèves dispensés ne représentent que 0,8 % de l’ensemble des élèves de l’enseignement officiel a-t-elle relevé.

Plusieurs députés, tant de la majorité que de l’opposition, se sont toutefois inquiétés des activités qui seront proposées à ces élèves dispensés.

«  Le nombre de ces élèves dépendra évidemment de l’offre alternative qui leur sera offerte », a ainsi pointé Caroline Désir (PS, majorité).

« J’espère que ces heures ne seront pas perdues et qu’elles pourront être utilisées à des fins éducatives », a plaidé de son côté Joëlle Maison (FDF, opposition).

« On ne va pas mettre (ces enfants, ndlr) dans un placard ! », a répliqué Mme Milquet.« Ces élèves bénéficieront d’un encadrement pédagogique adéquat », avec une « garantie de sécurité », mais dans «  le cadre de l’autonomie de gestion des établissements », a-t-elle ajouté.

Interrogée par plusieurs députés sur l’opportunité de créer éventuellement un nouveau cours pour ces élèves dispensés, la ministre a écarté la chose vu les contraintes budgétaires qui pèsent sur la Fédération.

« Créer juste une heure de cours plus, c’est 76 millions d’euros (par an). Et je ne les ai pas ! », leur a-t-elle lancé.

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