Basket: Castors Braine tient l’Eurocoupe d’une main

Les Brainoises continuent : elles se sont imposées 64-68 à Villeneuve d’Ascq lors du match aller de la finale.

Chef du service Sports Temps de lecture: 3 min

N ous ne sommes qu’à mi-parcours, insistait Ainars Zvirgzdins, le coach de ces insatiables et presque inénarrables Brainoises. Cet avantage de 4 unités ne signifie pas grand-chose pour moi, il faudra gagner le retour et surtout ne pas calculer. La clé du match ? Notre défense en seconde mi-temps car, en communiquant mieux, les joueuses ont réussi à limiter leurs adversaires à 25 points après en avoir pris 39 au repos. »

Pourtant Ann Wauters avait prévenu : cette Eurocoupe, elle la veut car elle manque à son palmarès aussi long que la « Route 66 » et une lacune pour cette gagneuse invétérée, c’est tout bonnement insupportable. Alors, après l’entrée tonitruante de ces Castors au toupet inqualifiable (0-9), l’icône du basket féminin belge, battant pavillon français comme au début de sa fantastique carrière professionnelle, prit les choses en main, et surtout le ballon. Pour le faire tourner, le récupérer dans les airs, le délivrer déguisé en caviar à ses partenaires recadrées par un temps mort (11-11 et 23-20 aux 10 mn).

On aurait parié qu’elle allait enfourner les ballons dans le panier des ménagères brainoises comme du sale linge dans la lessiveuse, mécaniquement, mais ses 8 points au changement de côté (39-35) semblaient plutôt la confiner dans un rôle obscur. Navrante vérité des chiffres qui masque son rayonnement et son impact sur cette équipe de Villeneuve en quête de trophée pour asseoir son ambition. Mais comme les championnes de Belgique n’étaient pas tétanisées par l’enjeu exceptionnel, même si les meneuses Carpréaux et Allemand peinaient à bien organiser la manœuvre et si chaque rebond était un combat de titans, Ann Wauters et ses coéquipières devaient pédaler comme un hamster dans sa roue pour soutenir la comparaison.

« Leur agressivité nous a perturbés, il faut bien l’avouer », précisait l’Anversoise en ingurgitant cette défaite comme une cuiller d’huile de foie de morue.

D’ailleurs l’égalité revint comme un boomerang à 41-41, le second acte à peine entamé. Pourtant, les Brainoises n’étaient pas toutes à leur affaire. Trahan-Davis n’osait pas, Mestdagh était muselée, Grzesinski ou Anderson faisaient de la figuration et les meneuses Carpréaux et Allemand étaient moins dangereuses qu’un agneau se désaltérant dans une onde pure… Mais toutes se battaient avec un cœur de lion, de Waterloo évidemment. Et ce troisième quart-temps qui donna une impression primesautière de piège (51-45) se referma sur la promesse d’un retentissant exploit : 53-55.

Carpréaux avait enfin trouvé le chemin du filet (9 pts), la bonne carburation, le sens de la passe et de l’interception. Les Françaises ne pavoisaient vraiment pas devant ces petites Belges qui auraient étouffé un hippopotame de leurs mains tant elles regorgeaient d’énergie et de détermination (57-60). Le suspense était à son comble (62-68), le rythme effréné, l’ambiance de carnaval. Ann Wauters, ruisselante, ne pouvait que constater l’euphorie des Brainoises…

«  On va analyser le match au calme car il y a pas mal de choses qui ont dysfonctionné, souriait-elle jaune. Je suis persuadée que tout n’est pas perdu. Quatre points, ce n’est que deux paniers… ».

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