Crash : l’hypothèse du suicide se précise

L’écoute de l’une des boîtes noires, retrouvée sur les lieux du crash a livré ses premiers enseignements. Selon les informations révélées par le procureur de la République de Marseille, le commandant de bord était à l’extérieur du cockpit lors du crash. Le copilote, lui a bloqué l’accès à la cabine après avoir actionné la descente. L’hypothèse du suicide se précise. Voici les différentes pistes.

1- Le suicide

Le suicide est devenu la principale piste. Le commandant de bord était sorti, sûrement pour « satisfaire un besoin naturel ». Il ne rentrera plus en cabine. Son collègue, à l’intérieur, lui en a bloqué l’accès. « Au début du vol, on entend l’équipage parler d’un ton enjoué. Puis on entend le bruit d’un des sièges qui reculent, une porte qui s’ouvre et se referme. Ensuite le copilote enclenche manuellement la descente de l’appareil. » explique, Brice Robin, le procureur de la République de Marseille.

Depuis les attentats du 11 septembre, les cockpits sont blindés. Lorsqu’un pilote souhaite accéder à la cabine, il doit entrer un code pour ouvrir la porte. Mais le membre d’équipage à l’intérieur du cockpit peut manuellement bloquer l’accès. «  O n entend plusieurs appels du commandant de bord, sans réponse de la part du copilote  » affirme Brice Robin « A l’approche du crash, le commandant de bord tente en vain, d’enfoncer la porte blindée  ».

Dans la cabine, silence radio. « Seule la respiration du copilote est perceptible ». L’on entend les appels répétés de la tour de contrôle. Sans réponse.

Selon le procureur de la République de Marseille, « le copilote avait la volonté de détruire l’avion ».

Autre élément permettant de confirmer la piste du crash volontaire : alors que le ton du copilote était « enjoué » au début du vol, ses réponses sont « sèches », lorsque son commandant évoque l’atterrissage à Düsseldorf.

>>> Le copilote, seul dans le cockpit, a volontairement provoqué le crash

2- L’hypothèse terroriste

Les nouveaux éléments donnent de l’ampleur à cette hypothèse. Mais ce n’est pas la piste privilégiée : « Je ne pense pas que ce n’est pas là qu’il faut chercher » déclare Brice Robin.

Le copilote est de nationalité allemande. Son nom : Andreas Lubitz. Il est arrivé chez Germanwings en 2013 et était peu expérimenté. Il avait 630 heures de vol à son actif.

3- Les pistes du malaise et d’une défaillance technique s’envolent

Évoquée hier, la piste d’un malaise du pilote dû à une dépressurisation en cabine ne semble plus d’actualité. « Il ne dit rien, mais respirait normalement » affirme Brice Robin. Le copilote semble donc dans un état normal. Ce qui écarte la piste d’un malaise, d’autant plus que le copilote devait être conscient, pour bloquer l’accès en cabine.

Brice Robin a insisté sur ce point, « c’est la copilote qui a enclenché la descente de l’appareil   », la piste d’un problème technique ayant causé la chute s’éloigne.