Charles Michel condamne le racisme mais pas la N-VA

Les propos polémiques de Bart De Wever ont animé la séance de questions d’actualité à la Chambre. Vanessa Matz (CDH) a souhaité que le Premier ministre condamne les propos «  de la manière la plus ferme ». Olivier Maingain (FDF) a estimé que la frontière entre N-VA et Vlaams Belang était «  de plus en plus ténue ». «  Il reste une différence entre la N-VA et le Belang : la N-VA est dans la majorité, et ça, c’est votre problème, M. Michel ».

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« Le racisme est un délit intolérable, inacceptable. L’accord du gouvernement veut améliorer la lutte contre la haine et la discrimination », a déclaré le Premier ministre Charles Michel. «  J’entends bien que l’ensemble des membres du gouvernement soient mobilisés par l’exécution de l’accord de gouvernement et ne soient pas déstabilisés par des polémiques et discussions extérieures », a-t-il ajouté.

Une réponse qui n’a pas satisfait l’opposition. Ahmed Laaouej (PS) a reproché au Premier ministre d’avoir « manqué de courage » et d’« encourager les provocations ». « Le fait que vous ne condamniez pas les propos, cela veut dire que vous les couvrez », a déclaré Raoul Hedebow (PTB).

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Ce week-end et lundi, Bart De Wever, a contesté la théorie selon laquelle le racisme serait une cause de radicalisation. La radicalisation ne touche que des groupes particuliers de migrants, avait-il souligné avant de dénoncer une politique d’intégration qui aurait accepté en masse une «  mauvaise sorte de migrants » et de juger «  relative » la notion de racisme. En tant que bourgmestre d’Anvers, il a pointé du doigt la communauté marocaine et en particulier les Berbères, une communauté qu’il juge fermée. «  Je n’ai encore jamais rencontré un migrant asiatique qui se dise victime de racisme », avait-il déclaré.