Levée d’immunité d’Alain Mathot (PS): la décision reportée

Pour la première fois sous cette législature, la commission spéciale des Poursuites de la Chambre s’est réunie jeudi vers 16 heures, à charge pour elle de se prononcer sur l’opportunité, ou non, de lever l’immunité parlementaire d’Alain Mathot, bourgmestre de Seraing et député fédéral. Mais l’intégralité du dossier n’ayant pu, pour des raisons techniques, être remise aux sept députés qui composent cette commission, une nouvelle réunion a été programmée à la fin du mois d’avril.

Le rapport de cette commission sera ensuite transmis à l’ensemble des députés, à qui il reviendra alors d’autoriser, ou au contraire de refuser, cette levée d’immunité, préalable indispensable à une comparution devant la chambre du conseil et à un éventuel renvoi devant le tribunal correctionnel.

Soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin du groupe français Innova lors de la construction du nouvel incinérateur d’Intradel à Herstal – qui avait coûté près de 200 millions d’euros –, Alain Mathot avait, malgré ses dénégations, été inculpé pour corruption passive et blanchiment d’argent en novembre 2011.

Le parquet demande le renvoi de plusieurs protagonistes

Le parquet a également demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel d’autres protagonistes présumés de cette fraude à 11 millions d’euros. L’ancien directeur d’Intradel, un homme d’affaires belge, un ancien échevin socialiste de Honnelles, divers consultants liégeois et l’ancien patron d’Innova France, présenté comme le corrupteur présumé, ont également été inculpés entre novembre 2011 et octobre 2013. La plupart d’entre eux nient avoir participé au pacte de corruption supposé.

Alain Mathot, pour sa part, a toujours réfuté avoir commis la moindre illégalité dans ce dossier, la réunion de la commission des Poursuites n’est qu’une étape de plus dans la procédure et ne constitue aucunement un nouvel élément à charge.