Crash de l’Airbus A320: ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas

Ce qu’on sait

Les faits

– L’A320 de Germanwings, qui devait relier Barcelone à Düsseldorf, s’est écrasé mardi dans le sud des Alpes françaises, une zone montagneuse difficile d’accès. À bord 150 personnes, en majorité des Allemands et Espagnols. Un Belge se trouvait parmi les victimes, qui sont mortes instantanément.

– Le commandant était coincé à l’extérieur du cockpit avant le crash. Le copilote a refusé d’ouvrir la porte et a volontairement précipité l’appareil au sol.

– Une boîte noire a pu être récupérée, la CVR (Cockpit voice recorder).

– La réglementation sur le nombre de personnes dans le cockpit sera renforcée chez plusieurs compagnies aériennes.

Ce qu’a révélé la boîte noire

– La retranscription des 30 dernières minutes du vol a pu être récupérée en intégralité.

– Durant les 20 premières minutes, les deux pilotes échangent de façon normale, courtoise. On entend ensuite le commandant de bord préparer le briefing de l’atterrissage à Düsseldorf. Les réponses du copilote semblent laconiques. Le pilote s’absente ensuite ; le copilote ne le laissera jamais rentrer.

– Seul, le copilote actionne les boutons du flight monitoring system pour actionner la descente de l’appareil. On entend à ce moment-là un bruit de respiration humaine dans la cabine. On entendra ce bruit jusqu’à la chute. Le copilote était donc vivant.

>>> Tout ce qu’on sait sur ce qu’a révélé la boîte noire

Le copilote

– Andreas Lubitz était un Allemand de 28 ans, qui habitait chez ses parents et n’avait aucun motif terroriste connu.

– Il avait commencé à travailler chez Germanwings en septembre 2013, après une formation au sein du centre de pilotage du groupe Lutfhansa à Brême (nord). Il avait à son actif 630 heures de vol.

– Selon le parquet de Düsseldorf, il a caché qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le jour de l’accident. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des formulaires d’« arrêts maladie détaillés, déchirés » et qui concernaient aussi « le jour des faits ». Mais la nature de la « maladie » reste à préciser.

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Ce qu’on ne sait pas

– Les raisons qui ont poussé le copilote à actionner le bouton commandant la perte d’altitude qui a provoqué le crash sont encore officiellement inconnues. Interrogé sur i-Télé ce vendredi matin, Manuel Valls a déclaré : «  Tout s’oriente vers ce geste qu’on n’arrive pas à qualifier : criminel, fou, suicidaire… »

– Le procureur de la République de Marseille, en charge de l’enquête se refuse à prononcer le mot suicide : « Je ne prononce pas le mot suicide, je n’en sais rien. À ce jour, je ne peux que dire qu’il a volontairement permis la perte d’altitude de l’avion. »

– Plusieurs journaux allemands rapportent qu’il traversait en ce moment «  une grave crise personnelle liée à la situation du couple » qu’il formait avec sa petite amie.

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– Une des deux boîtes noires – la Flight data recorder – n’a toujours pas été retrouvée. Elle contient tous les paramètres du vol : vitesse, altitude.